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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/

27 Jun

L'ADMD : "Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté"

Publié par Sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Droits de l'Homme

Jean-Luc Roméro, président de l'ADMDJean-Luc Roméro, président de l'ADMD

Jean-Luc Roméro, président de l'ADMD

Les récentes actualités concernant M. Vincent Lambert et le procès du Dr Bonnemaison ont réouvert le débat sur la fin de vie.

 

C'est un sujet complexe sur lequel le frère Henri Caillavet a mené une action exemplaire. L'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) dont il fut plusieurs fois président et que Jean-Luc Roméro préside aujourd'hui, lance un appel pour la légalisation de l'euthanasie et le suicide assisté.

Voici le texte de cet appel :

 

COMMUNIQUE de l'ADMD

 

Avec les membres du Comité d’honneur de l’ADMD,

signez l’Appel de l’ADMD

pour la légalisation du droit de mourir dans la dignité

 

Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

 

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 92% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en octobre 2013. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, les Luxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays. Cette loi, ce pourrait être celle que les adhérents ont plébiscitée en juin 2011.

 

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes.

.../...

Lire la suite

 

ADMD : 50, rue de Chabrol – 75010 Paris
Services administratifs : 01.48.00.04.16
Horaires d’ouverture : lundi au vendredi de 9h à 19h sans interruption et le samedi de 9h à 12h
ADMD-Ecoute : 01.48.00.04.92
Horaires d’ouverture : lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 10h à 12h
Fichier national des directives anticipées : 01.48.00.09.89
Courriel :
infos@admd.net

 

Merci à Christian Schirvel d'avoir fait passer l'ionformation.

 

 

Gérard Contremoulin

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Commenter cet article

désabusé 29/06/2014 13:42

précision technique
Le système listant la cotation des actes et donc leur financement par l'Assurance Maladie est à connaître pour parler valablement in fine de la fin de vie qui se déroule le plus souvent à l'hôpital public.
Il se nomme PMSI
Il ne prend pas en compte les temps d'écoute des malades.
Le temps d'écoute est financièrement non prévu et donc ... considéré comme inutile ... par les décideurs politiques, le "PMSI" est une création très très politique peint sous des traits techniques !
et personne ne s'offusque de tout cela.

désabusé 29/06/2014 11:31

Numériser des directives concernant l'orientation que l'on entend donner pour sa fin de vie et les archiver ... bien ... deux écueils me viennent à l'esprit
Encore faut-il que les "acteurs" de ma fin de vie en prennent connaissance ... les obliger ? s'ils le font pas les sanctionner ? on ne sanctionne déjà pas actuellement le confrère qui pratique l'euthanasie sans en référer à personne, je donne parfaitement raison au C de l'O des médecins qui lui l'a sanctionné ...
2ème écueil si je change d'avis verbalement à la dernière minute, on tiendra compte de "l'écrit" ou de "l'oral" ?
Bref pour ceux qui sont conscients le droit au suicide assisté peut s'admettre mais ce ne sont pas forcément les cas les plus fréquent
Un 3ème écueil me vient à l'esprit les équipes soignantes ont de moins en moins le temps d'écouter les malades. Elles sont surbookées en raison du détricotage des structures hospitalières menées patiemment par les divers gouvernements droite gauche et inversement plus ou moins hypocritement mais fermement dans la même direction. Bientôt en France ne seront bien soignés que les très riches ... et ceux relevant de l'assurance des parlementaires qui se précipitent dès qu'ils sont élus vers l'hôpital américain le Val de Grâce etc.

mong 27/06/2014 16:13

Si le combat "semble" juste en première approche, il me semble également qu'il repose sur des bases pas très saines du tout.

Tout est résumé dans la phrase suivante :
«Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.»

Or :
- le concept de dignité humaine ne relève pas de l'interprétation personnelle, il s'agit d'un consensus social, basé sur des principes les plus universalistes possibles certes, mais avant tout collectif. Il ne s'agit pas de permettre à quelqu'un de vendre son rein ou de lancer un nain sous prétexte que ça ne choque pas sa "vision personnelle" de la dignité humaine;
- le concept de liberté est à peu près du même acabit : la liberté, et notamment la liberté de disposer de son propre corps, est soumise à une validation collective; par exemple, avorter est toléré mais pas le suicide, faire de la moto est autorisé mais le port du casque est obligatoire.

En aucun cas il n'existe de liberté absolue qui permettrait de faire ce que l'on veut de notre corps dans n'importe quelle circonstance.

(note à ceux qui s'énervent au fond : ce sont des faits, pas des interprétations personnelles d'une réalité fantasmée)

Ceci dit, si a priori c'est à la société de dire en dernier recours comment on va mourir (par exemple à la guerre), c'est toujours à nous de dire "pourquoi" nous acceptons de mourir (on peut toujours refuser la mobilisation et se faire fusiller : on meurt toujours, mais pas pour les mêmes raisons).

En légiférant sur la fin de vie, la société ne peut que reconnaitre une "tolérance" (du genre "ok pour ce coup-ci c'est toi qui décide comment tu vas mourir mais attention, ça ne présume rien pour les autres") mais en aucun cas reconnaitre un droit fondamental.

Si le combat me semble juste, c'est parce qu'il rend la société plus compassionnelle et "humaine", pas parce qu'il fait avancer les droits.

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