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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/

12 Aug

GLNF et GLDF : création, régularité, reconnaissance.....

Publié par Sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Régularité - Mixité

GLNF et GLDF : création, régularité, reconnaissance.....

Sur un précédent article, un échange de commentaires entre "feudusoleil" et "l'Historien de Villiers" soulève les questions du nombre de loges sur lesquels la création de la GLNF et la GLDF se sont appuyées, les règles applicables et, partant, sur "l'indépendance" de la GLDF.

 

Je le reproduis car il évoque et tente de clarifier (?) un point qui revient avec une certaine persistance : la régularité londonienne des origines de ces deux obédiences.

GLNF et GLDF : création, régularité, reconnaissance.....

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feudusoleil

Belle manipulation que ces textes de Servel et Rollet.

Entre autres :

1) ils arrangent des "règles internationales" à leur convenance. Il n'y a aucune mention d'exclusivité territoriale dans les basic principles de la glua.

2) Sur les origines de la gldf : 1894 est bien antérieur a 1929, date des BP en vigueur. La glnf sait suffisamment sortir ce type d'argument lorsqu'on lui rappelle qu'elle a été créée avec 2 loges et non 3. Alors shut up please !

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feudusoleil

La lettre de son gourou et de son porte plume est bourrée de mensonges, à tel point que cela mérite un article...

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L'Historien de Villiers

Concernant la régularité de la création de la GLNF, je t'invite à lire l'analyse irréfutable de l'historien britannique Cyril N. Batham, Passé Maître puis Secrétaire de la Quatuor Coronati Lodge N°2076, publiée en 1982 dans n°5 des Travaux de la Loge nationale de recherches Villard de Honnecourt (2e série) dirigés alors par Frédérick Tristan, ce qui mettra un terme à cette polémique inutile.

 

"Pendant de nombreuses années, les détracteurs de la Franc-Maçonnerie régulière en France ont pris grand plaisir à pointer un doigt méprisant vers la GLNF en disant qu'elle n'avait aucun titre à la régularité puisqu'elle avait été fondée par deux loges seulement, alors que les règles qui président à la reconnaissance précisent qu'il doit y avoir au moins trois loges. Ils ajoutent que la GLUA était tellement pressée d'avoir une Grande Loge Régulière en France qu'elle a passé outre à cette règle. Laissez-moi dire tout de suite que jamais au cours de son histoire la GLUA n'a passé outre, oublié ou tourné une règle pour reconnaître une Grande Loge qui n'aurait pas eu la qualification pour cela.

 

La vérité est que la règle actuelle qui stipule qu'il faut trois Loges au moins pour fonder une Grande Loge fut introduite le 4 septembre 1929 et ne pouvait donc pas être appliquée seize ans plus tôt lorsque la GLNF fut reconnue. A cette date, la GLUA était donc tout-à-fait dans la légalité en procédant à la reconnaissance d'une Grande Loge fondée seulement par deux loges. L'aurait-elle voulu, elle aurait pu procéder à la reconnaissance d'une Grande Loge fondée seulement par une seule loge.

 

Il existe d'ailleurs au moins 4 Grandes Loges qui furent formées seulement par deux loges, ce sont celles du New Jersey, de Géorgie, du New-Hampshire et de Rhode Island et, aussi loin que je peux me souvenir, personne n'a jamais mis en doute leur régularité".

 

En revanche, je t'invite à bien relire la réponse faite, le 9 octobre 1899 par E. Letchworth, le Grand Secrétaire de la GLUA, à la Grande Loge de France, cheville ouvrière de la CMF, suite à sa demande de reconnaissance.

 

"Comme je vous l'ai fait connaître par ma lettre du 25 Juillet dernier, la question de reconnaissance formelle de la GLDF et d'échange avec elle de représentants a été soumise à une commission qui a examiné avec soin la Constitution de votre Ordre, puis adressé à ce sujet un rapport au GM. Il appert de ce rapport que la GLDF n'est pas une puissance maçonnique souveraine, mais qu'elle remplit des fonctions administratives par rapport aux trois degrés symboliques, en restant placée sous la surveillance du Suprême Conseil du Rite Ecossais ancien et accepté..............................................

 

Dans ces circonstances, je suis chargé de faire ressortir que, s'il est hautement désirable que la merveilleuse entente s'établisse entre tous les corps maçonniques du monde, cette Grande Loge (la GLUA) n'a jamais reconnue comme puissance souveraine une Grande Loge soumise d'une manière quelconque à un autre corps extérieur, tel qu'un Suprême Conseil".

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feudusoleil

Et pourtant la gldf est considérée comme régulière outre manche... cf freemasonry today

 

GLNF et GLDF : création, régularité, reconnaissance.....

 

 

Gérard Contremoulin

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Commenter cet article

joaben 16/08/2014 20:28

Que de déchainement à vouloir s'attribuer un attribut aussi absurde que "régulier" ! Absurde car il s'agit d'une prétention qui n'a strictement aucun sens dans l'absolu.
Elle ne prend de sens que si on indique précisément à quelles règles on se réfère et si cette régularité est reconnue par un organisme responsables des dites règles.
La GLNF répond à ces critères. Elle se prétend conforme aux "Basic Principles for recognition" et cette prétention est reconnue par la GLUA qui edicte les dits "BP".
GLAMF elle aussi se prétend conforme aux mêmes BP. Mais cette prétention n'est pas reconnue valide par GLUA. Par contre, elle est reconnue valable par les 5 GL, qui toutefois n'officialisent pas une reconnaissance de GLAMF seule, leur but étant essentiellement de reconnaître GLDF ... et GLAMF ne veut une reconnaissance que dans ce cas.
D'autant plus que les 5GL précisent que cette régularité reconnue de GLAMF est une régularité d'ORIGINE GLNF ..
Alors nous avons assisté chez GLAMF à des surencheres visant à se doter de régularité prétendue ... à autre chose : constitutions d'anderson, aims and relationship 1939, voire des projets de BP 1989 jamais votés(qui incluaient la mixité).
Dans leur élan, certains n’hésitent pas à vouloir concurrencer GLUA dans le domaine ...

Tout celà est bien futile et ridiculise la FM. A une exception près : un droit de visite entre GL reconnues régulières par GLUA.
Il suffit de lire les fameux BP : ils n'ont aucune valeur initiatique. Il ne s'agit que de protocoles de fonctionnement gérés par des jeux de pouvoir. Par exemple si GLUA voulait passer un accord avec GO, elle modifierait sans probleme la clause sur GDLU-volonté-révélée comme l'a fait pour son fonctionnement interne(aims and relationship). De même pour les relations avec les GL féminines(c'est déjà inscrit pour le projet 2017).
Alors bien sûr, les militants GLNF tiennent à ce brevet de "régularité" qui fait vibrer encore certains et les motive à payer des cotisation 2 à 3 fois plus chères qu'ailleurs et les militants GLAMF le convoitant comme necessité de survie(GLAMF n'a aucun élément veritablement differentiant de GLNF hors cotisations et un fonctionnement plus democratique).
Le cas GLDF est différent. La scission GLNF-GLAMF lui fait espérer de récolter cette "régularité" utile pour le SCDF mais le prix à payer pour se conformer est lourd : venir à une conception religieuse chrétienne comme GLAMF(foi, "les saintes ecritures guident notre foi" : rituels GLAMF) et rupture avec les pratiques libérales.
Par contre, il est vrai que la clause de territorialité est totalement absurde, surtout de nos jours en Europe. Pourquoi d'ailleurs la FM a besoin de se référer à cet aspect profane de "territoire" ? Il ne s'agit là aussi que d'une question de pouvoir et d'opportunité mais aussi administrative pour GLUA.
Quels dégâts ont causé ces considération profanes d'obedience et fanfaronnades de "régularité" !

Personne 13/08/2014 21:54

Le SCPLB ne s’occupe pas des grades en-dessous du maître secret. Il recrute des MM de tout rite et de tous horizons, pourvu qu’ils appartiennent à une GL en amitié avec la GLRB.
A titre anecdotique, la première loge de REAA dépendant d’un SC fut fondée en 1818, sous la présidence du général Fernig, lieutenant-grand commandeur du SC dit d’Amérique (initié aux Amis Philanthropes à Bruxelles en 1804). Elle se nommait « Les Propagateurs de la Tolérance ». En 1821, cette loge fur reprise par le SCDF en réorganisation sous le n° 2 (histoire du SC, Raymond), alors que le N° 1 était donnée à la grande Commanderie, fondée cette année-là seulement. .
Les PV de cette loge pour l’année 1818-1819 furent publiés dans Acta Macionica 15 : 169-217 (2005).

Laurent 14/08/2014 21:29

Oh que je connais ce style !
Et ils ne sont pas nombreux ceux qui connaissent Fernig.
L'anonyme est Pierre ou Jean ! Avec une préférence pour Pierre (qui s'est beaucoup penché sur les histoires du Prado, de Pompéi et des propagateurs de la tolérance - cf son superbe article sur la genèse des grades bleus du reaa)
Je gagne quoi ?

Feudusoleil 13/08/2014 12:51

Faire un article sur un de mes commentaires... Pourquoi pas.
J'en ai un sous le coude, bien plus étoffé qui va démonter ces lettres de la GLNF

Pour en revenir à la GLDF, voici l'article de Freemasonrytoday dont je parle

http://www.freemasonrytoday.com/news/international/the-importance-of-recognition

"France is a good example of this where there is the Grande Loge National Française (which is recognised), the Grand Lodge of France (regular but not recognised) and the Grand Orient of France (irregular)."

JB 13/08/2014 18:47

@ fds
non au contraire très intéressant . mon clavier pardon a Christophe

feudusoleil 13/08/2014 18:44

Merci jb. Je viens de le trouver (vive google :)). Inintéressant dis-tu ?

JB 13/08/2014 18:41

le site de Christophe si je puis me permettre est très inintéressant:
SI FODIERIS INVENIES
frat

feudusoleil 13/08/2014 18:27

La technique te dépasse peut être, en ce qui me concerne, c'est mon métier. Mais trouve ça drôle si tu veux. Faut-il que je signe mes articles christophe ?
Sinon, tu ne m'as pas dit ce que c'était cette page glua, figure toi que je ne sais pas qui tu es, ou si tu as un site qq part...

Christophe 13/08/2014 17:36

Je ne réclame rien, je trouve cela amusant.

Pour le petit chercheur que je suis, et d'autres ont eu la même expérience, on peut passer des semaines, des mois parfois pour trouver le chemin de références utiles, lorsqu'on les trouve. Et puis les mots-clés enfin trouvés, il suffit de les écrire sur la toile, à l'endroit ad-hoc, et oh miracle, en moins d'une seconde tout est devant nous :-)

Heureusement pour moi, mon métier n'est pas la maçonologie!

La technique nous dépasse, oui vraiment :-D

Feudusoleil 13/08/2014 16:12

Merci pour ces précisions. Cependant, je ne suis pas bien sur de comprendre où tu veux en venir. Une page sur la GLUA ? De quoi parles-tu ? Sous-entendrais-tu avoir la paternité de cette "découverte" ?

Ce document je l'ai trouvé il y a quelques temps, en faisant mes propres recherches, avec Google notamment. Pour information, voilà comment je fais pour trouver des informations officielles, et donc GLUA : je cherche avec Google des mots clés sur les site UGLE et Freemasonrytoday. Tape par exemple dans Google :

recognition site:freemasonrytoday.com

et la deuxième occurrence est l'article en question.

Pour le contenu, je ne pense pas qu'un article sur l'organe de presse officiel de la GLUA (The Official Journal of the United Grand Lodge of England) pourrait contenir des à-peu-près. Qu'il vienne d'un chancelier, importe peu.

Christophe 13/08/2014 15:47

Je ne prétends pas être le seul à avoir redécouvert cela, mais force est de constater qu'avant que je le rediffuse sur la toile, personne n'en parlait!

Il faut replacer ce texte dans son contexte!

Concernant mon histoire du Royal Arch. Il est vrai que le Grand Chapitre général de Royal Arch fait partie de la GLUA, mais il est placé sur le côté, comme un organisme séparé, différent. Par contre en Écosse, depuis "toujours", il est hors la GLE.

Christophe 13/08/2014 15:44

C'est amusant cela!
C'est un article ancien (1998) effectivement placé sur Freemasonry Today que j'avais redécouvert lorsque j'avais fait ma page sur la GLUA. Il émane, non pas de la GLUA mais de son chancelier. Le thème de la page est la "recognition". C'était donc bien avant les soubresauts de la GLNF; à une époque de très relatif réchauffement!?
Il y avait un projet du Board de la GLUA d'assouplir un peu sa position en 1989. Mais cette proposition du Board n'a jamais passé la rampe. Elle était placée par Christophe D. comme une position officielle, ce qui n'était pas le cas.
Alors j'ai eu une discussion avec Christophe D. concernant cette page Wikipedia traitant du sujet, car il me semblait tout à fait important de mettre 1/ les règles de 1938 (communes au trois obédience britannique) qui me semblaient essentielles, 2/de supprimer ou à défaut de relativiser 1989 (qui était alors déclamé à toutes les sauces par les tenants du remplacement de la GLNF en graves problèmes par la GLdF) et qui n'a jamais eu en réalité d'existence, 3/ et en guise de consolation de mettre la référence sur le texte de 1998 de Freemasonry Today.

Bon, cela ne s'est fait que partiellement, mais l'essentiel est là puisque 1938 a effectivement été (enfin) placé. Or c'est essentiel pour comprendre la position des britanniques (et pas seulement des anglais). Vous pouvez aller voir la page, son historique et surtout la page de discussion.

Et Christophe D peut certainement confirmer tout cela.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gularit%C3%A9_ma%C3%A7onnique

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion:R%C3%A9gularit%C3%A9_ma%C3%A7onnique&action=edit&section=5

templum 13/08/2014 08:04

En me gardant bien d'intervenir dans un débat fort bien mené par des FF compétents, j'ose dire que c'est une évidence que se sont les SC qui ont créé les loges REAA faute de pouvoir "recruter" au rit français à la suite de la guéguerre. On dit même que le rouge du décor provient des RC 18è qui ont "remonté" le loges bleues (sic). Dans beaucoup de pays, le "rite écossais" ne possède pas de trois premier degrés REAA...on dit même que la GLUA n'en a pas et que les transfuges écossais de France ont du s'affilier dans des loges "émulation" (horreur)...
à vous lire....

templum 13/08/2014 15:10

concernant la création au sein de la GLNF...ils sont bien plus malins que ça!
s'il existe un jour ce sera en dehors des structures statutaires et par des FF ayant la caution d'autres SC qui sont déjà dans le giron des SC "reconnus".
bizarre de croire que les "bons sont tous ailleurs.
je connais des casquettes violettes du SCPLF et de la GLNF qui supportent mal l'aventure GLAMF...d'autres, venus de la GLdeF dans les années 60 et qui ne veulent pas y revenir.
pourquoi toujours penser que les "reconnus" sont par définition maladroits?
Par ailleurs, la GLdeF "régulière" qui en doute?
idem "Opéra" et consorts mais qui va obliger le Anglais à démultiplier leur mécanique internationale?

Feudusoleil 13/08/2014 12:47

@templlum Ne fais pas comme si tu ne le savais pas... Ou alors viens lire mon prochain article quand il sortira...

templum 13/08/2014 12:10

le REAA est encore majoritaire à la GLNF malgré l'hémorragie!
problème: comment poursuivre dans l'Ordre Ecossais alors que le SCPLF destinataire traditionnel, flirte avec des FF "non reconnus" (pour l'instant.... mais le seront-ils un jour?

templum 13/08/2014 11:59

le REAA estencore majorita

Laurent 13/08/2014 11:32

Eh bien j'ai récemment fait une découverte intéressante :
Il y a eu une loge de Gibraltar, UGLE, qui utilisait le REAA au bleu. Je connais bien un F de cet atelier qui comme moi est passionné d'histoire maçonnique.
Chose intéressante, cette loge a entretenu des relations avec les GGLL de Virginie et de Louisiane. Et curieusement, c'est dans ces états qu'il substiterait, en maçonnerie mainstream, 19 loges bleues qui pratiquent le REAA.

A mon avis, le REAA en question est celui du GME avec une instruction adaptée, bref un rite ancien qui va bien, avant les modifications du "progrès de l'Océanie" et l'incorporation des éléments modernes qui ont fait le REAA d'aujourd'hui, plus proche du rite français que du rite ancien.

Autre chose, de 1805 à 1815, les grades 1 à 18 était sous administration du GODF, et ceux de 19 à 33 sous celle du "SC du 33e en France" (il faudra un jour préciser les circonstances de création du SCDF en 1821... Entre Pompéi et Prado).

Et à ceux qui parleraient de St Alexandre d'Ecosse, elle a rejoint le GODF en 1805.

Je vous invite à lire le "thuileur" de Grasse Tilly de 1819, superbement réédité il y a 10 ans par le SCPLF... Il fait commencer le REAA au 4e. Et avant, il y a la partie bleue concernant le rite ancien (incluant la cérémonie secrète d'installation du VM de l'époque - caractéristique essentielle d'un rite ancien) et le rite moderne.

Je trouve dommage que les textes fondateurs du REAA ne fassent pas partie du corpus de base remis à tout maitre maçon. Une saine lecture de la circulaire de 1802 ferait pourtant un bien fou et remettrait les pendules à l'heure.

L'Historien de Villiers 13/08/2014 09:27

Le SC pour la Belgique ne favorise pas la pratique des grades bleus du REAA et ignore superbement les loges de ce Rite. La qualité de Maître Maçon du REAA n’est ni nécessaire ni souhaitée pour accéder au 4ème degré du Rite. En 1999, ucun des 33ème actifs actuels n’était ainsi membre d’une loge bleue du REAA.
Aucun des Suprêmes Conseils anglo- saxons n’a jamais connu de rituels REAA spécifiques aux grades bleus. La seule loge américaine qui utilise ces rituels, à ma connaissance, est une loge de Californie qui recueillit ceux d’une Loge française d’Hawaï, le « Progrès de l’Océanie »
La création et la reconnaissance du Grand Chapitre Français par la G.L.N.F. n'a pas été pleinement réussie parce que le SCPLF n'a pas accepté que les R+ du RF puissent continuer leur progression et recevoir les grades supérieurs du REAA comme c’est le cas aux Pays-Bas, sans régularisation ou autre procédure humiliante. A La Haye, coexistent ainsi un SC du REAA et un Archi-Chapitre du RF (appelé Hoofd Bestuur der Hoge-Graden). Les R+ du RF peuvent s’affilier sans autre forme de procès à un chapitre du REAA, ce qui les rend admissibles aux degrés ultérieurs. Ainsi, l"éminent historien néerlandais Dirk Van Peype (1928-2000), PM de la Quatuor Coronati Lodge N°2076 en 1999-2000, était à la fois R+ du RF et 33ème du REAA. En revanche, son compatriote Frans Vreede (1887-1975), philosophe comparatiste, premier professeur titulaire de la chaire de français de l'Université d'Indonésie, directeur du Centre d'Etudes néerlandaises rattaché à la Sorbonne et spécialiste de René Guénon, ne voulut pas, pour sa part, aller plus loin que le grade de R+.

Lionel Maine 12/08/2014 22:50

A la GLdF-CMF-SCdF, les grades symboliques sont "bleus comme une tomate" !

L'Historien de Villiers 12/08/2014 22:12

Le Rite Ecossais Ancien et Accepté...... le leurre d'un Rite en 33 grades (version GLDF/SCDF)
Le REAA est un Rite de 30 hauts grades, le plus pratiqué dans le monde, fondé aux Etats- Unis en 1801 au départ de grades préexistants, dont la plupart sont d’origine française. Ses fondateurs n’ont jamais voulu qu’il y ait des grades bleus qui lui soient spécifiques, se contentant des rites américains habituels (discours de Dalcho, décembre 1802).
Pour des raisons de politique maçonnique (le conflit qui, en France, opposa si longtemps le Grand Orient au Suprême Conseil), les artisans de l’introduction en France de ce système de hauts grades imaginèrent des grades bleus inédits auxquels ils attachèrent le même nom. Familiers de la maçonnerie américaine comme de la maçonnerie française [Le comte Alexandre de Grasse- Tilly, le principal artisan de l’introduction des hauts grades du REAA en France, avait été initié dans la loge « Saint- Jean du Contrat Social » avant de fréquenter durant de longues années les loges de la Caroline du Sud (dans les deux obédiences que cet Etat, « Antient » et « Modern »)], ils crurent bon de mêler les deux en un alliage inattendu.
Le résultat de leurs efforts fut publié, entre 1815 et 1820, dans un ouvrage intitulé « Le guide du maçon Ecossais ». Cette première version constitue un ensemble surprenant, alliant éléments français et anglo- saxons, dont on peut dire que c’est une cérémonie de Rite Français jouée par une loge anglaise (ou américaine) [Les cérémonies proprement dites sont calquées sur celles du « Régulateur », tandis que leur relation dans les instructions est traduite de la divulgation anglaise « The Three Distinct Knocks » de 1760 (divulgation des rituels de la Grande Loge des « Antients »)]. Plus tard, ce Rite protéiforme fut fréquemment remanié, de façon parfois malheureuse [Les réminiscences britanniques furent quelque peu atténuées. Des références alchimiques, voire occultistes, furent introduites, ainsi que des considérations de valeur discutable sur les « grands » philosophes, les cinq sens, les arts libéraux et les styles d’architecture ! »].

La Maçonne 12/08/2014 22:00

A savoir que Georges Martin, frère de la GLDF, avait choisi le même modèle d'organisation pour le DH. Le suprême conseil dirigeait du 1er au 33ème. Il aura fallu attendre 1920 pour que les loges bleues obtiennent leur indépendance. Or, le DH a les mêmes origines que la GLDF, voir même est certainement plus proche de la GLSE que la GLDF.
L'analyse de M Singer si c'était prouver la régularité de la GL via la GLSE est, à mon sens, expliquer aux anglais que la GLDF a partagé loges et suprême conseil avec une obédience mixte qui ttravaillait au progrès de l'humanité.
Moi, cela ne me dérange pas... Mais je me suis laissée dire que l'étranger ne plaisante pas avec Anderson.

Michel Singer 12/08/2014 19:55

Mon cher Laurent, tout ce que tu dis n'est pas faux, mais cependant, reprends l'excellent livre de Françoise Jupeau-Requillard "la Grande Loge Symbolique Ecossaise", tu as dedans l’exactitude des faits concernant la création "mouvementée" de la Grande Loge de France et tu verras comment elle a été créée. au plaisir j'espère de te revoir prochainement !!!

Wanderer 13/08/2014 11:29

"Maitre exalte" est un pleonasme: c'est parce que nous avons vecu l'Exaltation que nous sommes devenus Maitres…

Frat***

W.

personne 13/08/2014 11:00

On n'"exhalte" pas à l'arche royale ! Le terme est exaltation (en anglais et en français).

Christophe 12/08/2014 21:54

"Neither Arch, Royal Arch nor Ancient". Pour être tout à fait précis, j'ai été revoir mon histoire: William Caroll demandait une aide, la réponse de Samuel Spencer fut celle-là et dès lors "you have no Right to parkage of our Charity"! Ambiance, ambiance, déjà en 1759 :-)

Christophe 12/08/2014 21:26

Lorsque l'on dit que les "ancients" ont pris le dessus sur les "moderns" lors de la réunion des deux Grandes rivales en 1813 en Angleterre, c'est très partiellement vrai.
C'est vrai que l'armature des grades symboliques est celle des anciens, mais l'habillage est très "moderns". Et surtout l'organisation est celle des "moderns".

C'est à ce niveau que le comparatif avec GLdF-SCdF devient intéressant!
En effet, ils ont du régler le problème du Royal Arch. Pour les Ancients, celui-ci est inhérent au grade de Maître, une sorte de complétude de celui-ci (on devient un maître exhalté), ce n'est pas considéré comme un grade, leur Grand Chapitre est interne à la Grande Loge des Ancients, c'est une sorte de happening de maîtres (...exhaltés!). Par contre pour les modernes, si le Royal Arch, venant des Ancients, a beaucoup de succès, il se fait en-dehors de la Grande Loge des Moderns, et celle-ci impose, parfois avec virulence, cette manière de faire. Tolérance oui, mais pas complaisance: "Neither Arch, Royal Arch or Ancient" fut la réponse orgueilleuse de Samuel Spencer à William Caroll, venant des ancients, qui voulait rejoindre les Moderns en 1759 !

Et quel a été le résultat de 1813: une concession de forme: La Grande Loge Unie est faite de trois grades symbolique, apprenti, compagnon, maître en ce compris "the Ordre of the Holy Royal Arch". Remarquez qu'il n'est pas dit grade ou degree de Royal Arch !

Mais pour le reste, le nouveau "Grand Chapitre de Royal Arch réuni" est bel et bien hors la GLUE: c'est le modèle des moderns qui a eu gain de cause!

D'une certaine manière, lors de la création de la GLdF par le SCdF, à l'inverse, ce sont les "ancients" qui ont eu gain de cause ... shocking, isn't it ? Tout est là!

Christophe 12/08/2014 21:00

A titre personnel, je trouve que la GLdF se défend très mal dans cette affaire, inventant, réécrivant l'histoire, ...

La GLdF vient d'où ? C'est un fédéralisation de loges bleues. Et ces loges viennent d'où? Créées de rien par une juridiction paramaçonnique? (c'est ce que disent en substance les anglais).

Non, elles se sont créées par scissiparité d'autres loges bleues, et ainsi on remonte sur des loges plus vieilles que le SCdF (<1821) qui se trouvaient ... au GOdF.

Horreur, c'est en fait là que se trouve la régularité de la GLdF et nulle part ailleurs.

Il est évidemment faux de dire que c'est le SCdF qui a créé ces loges bleues. Elles les a patentée. Car sinon les anglais ont raison: les loges bleues n'ont pas de filiation loges bleues. Elles seraient venues de rien, sinon d'un corps paramaçonnique, c'est à dire non-maçonnique au yeux des anglais (side degrees).

(rappelez-vous: on ne peut accéder à nos chapitres que si l'on a atteint le 3ème degré et toujours actif dans la loge bleue: et non l'inverse!)


Mais évidemment, toute la fantasmagorie du REAA porté par la GLdF-SCdF: du 1 au 33 (ce qui n'était pas à l'origine) ne tient plus.
Ne tient plus non plus l’invraisemblable mirage d'une filiation sur la Grande Loge régulière de France (à ces VM à vie qui ont refusé d'entrer au GOdF), et par là tenter de recueillir en exclusivité, à eux tout seul, l'héritage de la Grande Loge de France...

Ne pas reconnaître son histoire, c'est injurier ceux qui l'ont faite, et c'est s'engager dans des voies dont on mesure très vite la pauvreté à tout niveau et à tout point de vue.

Christophe 12/08/2014 20:32

Justement, ce livre explique parfaitement que la GLdF fut créé en 1894, et que ce n'est qu'en 1896 que les premières loges de la GLSE viennent s'agréger à la GLdF, cela prendra du temps et seulement pour une petite moitié d'entre elles. Il ne faut donc pas inverser: non la GLdF n'est en aucune manière, vraiment aucune, née de la GLSE.
Ça c'est encore une fois un truc inventé par des "arrangeurs de l'histoire", je suppose, émanant de la GLdF! Et les anglais en 1899 ne s'y sont pas trompés d'autant qu'à cette époque, le discours d'aujourd'hui (créée avec la GLSE!!!) n'a jamais été tenu et pour cause.

Pour le reste, je rappelle ce que Lantoine, bien au courant, évidemment, disait pour son époque: un cable relie le SCdF et la GLdF.

Aujourd'hui? Les faits y répondront mais certainement pas les déclarations opportunistes. Le démêlage demande du recul.

Michel Singer 12/08/2014 18:12

la vérité historique.

Laurent 12/08/2014 18:53

Michel,

Non, non et non... D'aussi loin qu'il soit possible, la toute première loge bleue du SCDF fut la Grande Commanderie constituée sous ses auspices en 1821. Normal, toutes les autres loges de 1821 étaient au GODF.

Le SCDF a créé ses propres loges. La Grande Loge Centrale était née... Et la Grande Loge Centrale est devenue en 1894 la Grande Loge de France avec un indépendance administrative relative (je crois qu'il faudra attendre 1908 ou 1911 pour que l'indépendance administrative soit totale, il faut que je regarde dans mes archives).

Maintenant, reconnaissons que le fait qu'il y ait une tenue des hauts grades organisée par le SCDF la veille des convents, le fait que le SCDF n'ait pas d'adresse propre et occupe le 3e étage de la rue Puteaux, tout ceci va dans le sens des "Anglais".

Idéalement, il faudrait que le SGC du SCDF prête allégeance au GM de la GLDF... ce qui est fait dans toutes les GGLL régulières, Européennes et Américaines.
Au sens de la maçonnerie régulière, les loges symboliques ou bleues sont les plus importantes et ce qu'il y a au dessus est subordonné au bleu.

Alors on me dira que ce ne sont pas les parents qui doivent obéir aux enfants... Mais il faut savoir ce que l'on veut et s'en donner les moyens.

Bises

Laurent

Michel Singer 12/08/2014 18:12

( Désolé pour la faute de frappe qui m'a fait automatiquement publier un commentaire incomplet )
Déjà en 1899, la jeune Grande Loge de France avait sollicitée la reconnaissance de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Elle a attendue trois ans, puisqu'en 1903, une lettre de la Grande Loge Unie d’Angleterre arriva à la Grande Loge de France pour lui confirmer un alibi identique. En l’occurrence, née d'un Suprême Conseil et non pas d'une autre Grande Loge, ne permettait pas à la Grande Loge de France d'obtenir une reconnaissance des Anglais. On retrouve aujourd’hui exactement le même alibi, parfaitement spécieux et motivé par une vision simpliste et parfaitement incomplète de la part des anglais. La Grande Loge de France est bien née en 1894 de l'union des Loges de la Grande Loge symbolique Ecossaise de 1879 et des loges symboliques subsistantes en provenance du Suprême Conseil de France, ces loges ayant depuis quelques années exprimées leur intention de quitter le Suprême Conseil pour devenir indépendantes de ce dernier. On connait la suite, mais il faut savoir que le Suprême Conseil a combattu cette séparation jusqu'à 1905, date à laquelle il allait enfin donner sa pleine indépendance et souverainenté à la jeune Grande Loge. En tous cas, les anglais sont toujours aussi hypocrites de nos jours puisqu'ils continuent à utiliser des arguments aussi fallacieux et déformés les uns comme les autres et cela sans tenir compte de l

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