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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/

31 Oct

Le pas de "clerc" de la ministre de l'éducation nationale...

Publié par Sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Laïcité - Religions

Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem

Les religions ont leurs clercs, que l'on appelle les "laïcs". La laïcité a ses partisans que l'on appelle les "laïques". Avec sa dernière déclaration, Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale, viendrait-elle de choisir son camp ?

 

Un contexte explosif.

La loi du 9 décembre 1905 a instauré le principe de séparation des églises et de l'Etat. Depuis, le compromis qui l'avait rendu possible, n'a cessé de subir des remises en cause. Le culte catholique n'a jamais désarmé, qu'il s'agisse de son clergé officiel ou de ses traditionnalistes. Les cultes protestants et juif, eux, l'ont accepté. Quant au culte musulman, confronté aux radicalisations de ses fondamentalistes, il offre une image éclatée. Le culte officiel, derrière le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalyl Boubakeur qui tente de maintenir la compatibilité de l'Islam et de la République, cette compatibilité que contestent les différents fondamentalistes islamistes qui se servent de la laïcité pour la contourner et faire reconnaître leurs spécificités comme autant de dérogations à la loi commune ! 

 

Une déclaration malvenue...

Dans ce contexte, Najat Vallaud-Belkacem, ès-qualité de ministre de l'éducation nationale, déclare, le 21 octobre dernier, devant l'Observatoire de la Laïcité : 

 

Tout en rappelant mon attachement à la neutralité du service public, je vous indique que ma position est conforme à celle qu’a rappelée le Conseil d’État : "les parents accompagnant des sorties scolaires ne sont pas soumis à la neutralité religieuse". Ils ne peuvent être considérés comme des agents auxiliaires du service public et soumis aux règles du service public.

Pour autant, il peut y avoir des situations particulières, liées par exemple à du prosélytisme religieux, qui peuvent conduire les responsables locaux à recommander de s’abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses. C’est un équilibre qui doit être trouvé par les responsables de terrain et les cas conflictuels restent heureusement limités.

Pour autant, je veux réaffirmer un principe et une orientation. Le principe c’est que dès lors que les mamans (les parents) ne sont pas soumises à la neutralité religieuse, comme l’indique le Conseil d’État, l’acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l’exception. 

 

Cette déclaration d'un ministre de la République Française ("indivisible, laïque, démocratique et sociale") est en contradiction avec celles de ses prédécesseurs et produit un effet catastrophique . Elle a pour conséquence de recréer de l'instabilité en renvoyant aux chefs d'établissements la décision d'accepter ou de refuser le port du voile lors des accompagnements scolaires. Mais elle a aussi comme conséquence de relancer le débat sur la présence de signes religieux "ostensibles" dans les activités scolaires.

 

... mais qui tombe à pic pour certains.

Cette déclaration tombe à pic et apporte un soutien inattendu aux fondamentalistes qui n'en espéraient probablement pas tant ! D'ailleurs, dès ces propos tenus, des associations opposées à l'interdiction de signes religieux à l'école sont montées au créneau.

Ainsi le collectif "Mamans toutes égales", regroupant des parents qui revendiquent le port du voile dans l'espace public, en appelle à la ministre :

 

"Madame la ministre, nous vous demandons que la circulaire Chatel soit abrogée et que, en cohérence avec la position que vous venez de réaffirmer expressément, des directives claires soient données aux chefs d'établissements pour arrêter l'exclusions des mamans de l'accompagnement des sorties scolaires de leurs enfants."

 

Mais quelle est cette position du Conseil d'Etat sur laquelle s'appuie Najat Vallaud-Belkacem ?

D'abord, il faut rappeler qu'il s'agit d'une étude et non d'un avis et encore moins d'un arrêt. Et la densité de son contenu n'épuise pourtant pas notre appétit de clarté !

 

Néanmoins, la ministre choisit une piste qui va plus loin que l'étude puisque le Conseil d'Etat évoquait aussi la notion de "neutralité dans l'expression des convictions" :

"Ainsi s'agissant des parents d'élèves qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, ils doivent faire preuve de neutralité dans l'expression de leurs convictions, notamment religieuses"

 

La ministre imprime sa marque en effectuant un virage à 180° par rapport à ses prédécesseurs !

 

C'est ce qu'analyse le responsable de la commission Laïcité de l'UFAL, Charles Arambourou, dans cet article :

Extrait :

Le Conseil d’État, dans son étude sur le sujet, n’a pas contredit cette circulaire. S’il considère les parents accompagnateurs comme de simples usagers, non soumis à l’obligation de neutralité religieuse, il indique explicitement que « les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l’éducation peuvent conduire l’autorité compétente, (…) à recommander [à ces parents] de s’abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses ». L’UFAL se permet de rappeler à Mme Vallaud-Belkacem que « l’autorité compétente », c’est, en matière d’organisation d’un service public national, le ministre.

Imposer désormais comme règle d’accepter les signes religieux chez les adultes qui encadrent les élèves en sortie ouvre une brèche dans le principe de neutralité religieuse de l’école publique. En effet, comment justifier dès lors que les enseignants, encadrants permanents, y restent seuls soumis, alors même que dans certains établissements, on peut constater une très forte pression communautaire en faveur de l’affichage religieux ? Tout« accommodement raisonnable » est un cadeau offert aux intégristes de toute obédience, qui cherchent patiemment à grignoter la laïcité, notamment en s’attaquant à l’école

 Des mères voilées avaient manifesté près du ministère de l'Éducation, le 18 juin 2014 (WITT/SIPA).

Des mères voilées avaient manifesté près du ministère de l'Éducation, le 18 juin 2014 (WITT/SIPA).

Les réactions sont nombreuses.

En voici quelques unes :,

 

- Catherine Kintzler, philosophe, lauréate du prix 2014 de la Laïcité, déclarait lors de la remise à l'Hotel de Ville de Paris : 

Oui, nous avons des problèmes de laïcité en France [ndlr : en écho à l'avis de Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la Laïcité]. Mais nous avons aussi un problème avec la laïcité. Ce problème ce sont nos états d’âme, qui nous rendent perméables aux arguments compassionnels, ce sont nos états d’âme qui nous rendent sensibles aux sirènes de l’« adaptation » : en ajoutant quelque adjectif bienpensant au substantif « laïcité » ces sirènes appellent à en abolir la substance – comme si le concept de laïcité était épuisé et avait épuisé sa puissance libératrice.
Ce problème c’est que nous n’osons pas toujours penser à fond parce que nous croyons à tort qu’une théorie et des concepts « c’est abstrait » et que sur le terrain « ça ne sert à rien ». Ce qui ne sert à rien et qui est même souvent nuisible, c’est au contraire de dire que l’idée de laïcité est abstraite. L’efficacité concrète de la laïcité s’apprécie aux libertés qu’elle rend possibles.

 

- L'Union des Familles Laïques (UFAL) dans un communiqué

 

- Malika Sorel dans un entretien au Figaro

 

- L'ADLPF (Association des Libres Penseurs de France) dans ce communiqué.

 

Dans le milieu syndical enseignant :

- le SNALC-FGAF.

 

Déclaration largement commentée par la presse :

- le Figaro, L'Obs, La Gazette des Communes, Europe 1, RTL, ...

 

 

Avec cet épisode, oui, la France a un problème avec la Laïcité, et qui plus est, un problème maintenant avec l'un des ministres qui en a la charge !

 

 

Gérard Contremoulin

_______________________________________________________

 

 

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Goel 02/02/2015 12:59

Donnez leur un doigt, ils vous mangeront la main puis le bras.
Cet adage n'est pas lié à la religion, mais un fait lié à la nature intrinsèque de l'Homme à en vouloir toujours plus. Ce fait a provoqué notre développement technologique et intellectuel.
C'est pourquoi, il est important pour l'esprit républicain d'accepter et de faire accepter ce principe : "Dura lex, sed lex". L'acceptation de la loi et du verdict judiciaire est capital.

Ci mon précédent paragraphe est respecté et appliqué. Il n'y a plus de problème :
- Toute personne dont le métier n'est pas directement lié à la religion n'a pas à porter sur l'espace public un quelconque signe ostentatoire de croyance religieuse. C'est la loi.
- A partir de là "il suffit" de la faire accepter. Nos textes législatifs sont bons, arrêtons de chercher à les contourner et à les affaiblir pour des raisons fallacieuses.

Pour information : chercher à faire des textes de loi cherchant implicitement à encadrer la pratique de l'islam (donc d'une religion ciblée) sera bien plus pervers que d'appliquer froidement et fermement la loi. (ne serait-ce par la création d'un sentiment d'exclusion, source de radicalisation)

SMAIL Karim Bey 02/11/2014 13:08

Le tour de France du voile
31 octobre 2014, 14:38
C'est vraiment un sujet de merde où l'on perd beaucoup trop de temps. Les sorties scolaires ont perdu toute prétention à la sanctuarisation quand la police s'est permis de sortir une adolescente du bus pour la reconduire à la frontière. A partir de ce moment- là, difficile d'utiliser cet argument pour aider le corps enseignant.


Les enseignants… Certains d’ailleurs se sentent soulagés de ne plus avoir à faire le gendarme de la laïcité lors des sorties scolaires, argumentant sur la violence de la mesure qui les force à écarter des parents d’élèves « non ta mère n’as pas le droit de nous accompagner » Pour les enseignants soucieux de laïcité : ils peuvent continuer à sélectionner les accompagnateurs, ils restent seul maîtres à bord et ils n’ont pas à justifier de leur choix. Il aurait fallu continuer de voir l’accompagnatrice comme une extension de l’enseignant et donc soumise à la neutralité. Reste à assumer et surtout assurer l’entière liberté de choix de l’enseignant.


Cela pose aussi le problème de qui fait respecter la loi ? Avec la loi contre la dissimulation du visage, on voit bien que la police ne s’en soucie guère, même quand la force publique est sollicitée par Nadine Morano et qu’ils ont même peur de le faire dans les quartiers.


Sorti des femmes militantes actives de l’islamisme politique qui exploitent les failles d’une laïcité taillée sur mesure au catholicisme structuré à qui l’on peut imposer par le haut, comment faire comprendre tout cela à des primo- arrivantes souvent illettrées en français ? Les citoyens musulmans eux requièrent une concorde individuelle un pacte républicain que l’on souscrit personnellement et volontairement. Pour cela il faut des prérequis pour comprendre des concepts complexes et une sensibilisation aux luttes qui ont eu lieu en France et cela ne peut passer que par de la formation.


Ce qui me gêne profondément dans cet accommodement : c'est qu'il fait figure d’une énième reculade face à l'islamisme, ils en boiraient presque du champagne avec des petits fours aux rillettes. Quelle que soit notre topologie sur la question, il ne fallait pas reculer là -dessus, c'est un message désastreux pour les tenants de l'islam politique français et ils ne manqueront pas de monter à l'assaut des lycées et collèges. Nous sommes à mi-chemin du modèle anglo- saxon encore plus englué dans le communautarisme. Est-il encore temps de faire machine arrière ?


Le côté viral de l'islamisme fonctionne comme cela : un jour, il te dit que ta jupe est trop courte, tu la rallonges ; alors, il te demande de rajouter des chaussettes hautes, tu obtempères ?; alors, des gants, ce serait bien et ainsi de suite, jusqu’à ressembler à un fauteuil de « stark » mais en plus rococo... Et il en va de même pour la république : petit à petit, l’islamisme la ronge, le voile n’est pas une arme de destruction massive mais d’étouffement lente des libertés de la femme musulmane, un symptôme, une conséquence d’un autre mal qui les coupe de la citoyenneté éclairée.



Après je pense qu'il faut vraiment faire attention et séparer le voile intégral du voile simple. Dernièrement, on lisait « Une femme voilée expulsée de l'opéra ».C'était un voile intégral, il aurait été bon de le signaler. C'est une malhonnêteté dangereuse, source de trouble à l'ordre public et qui interroge sur les effets du sensationnalisme sur les médias.


La loi sur le voile intégral n'est pas une loi contre le voile intégral mais une interdiction de cacher son visage sur la voie publique : un flic pourrait verbaliser un motard casqué marchant sur la chaussée ou un manifestant arborant le fameux masque de la révolte des bobos vendetta... Une autre confusion existe : l’espace public et la voie publique ( je me souviens d’un procès ou une femme a arraché son voile à une autre. )


Oui, le voile est un marqueur patriarcal de la domination masculine arabe sur les femmes qui n’a rien à voir avec la religion mais avec des traditions archaïques antérieures. Oui, toute femme devrait être aidée pour s'en émanciper mais comme pour les victimes de la drogue, on ne leur envoie que les forces de l'ordre. Sommes-nous prêts à les prendre en charge en cas de violence ? Hébergement, emploi...


Une véritable lutte contre le voile intégral passe par un acharnement sur le mâle alpha islamique qui dans l'histoire est franchement épargné. Chaque amende dans ce cadre- là devrait ouvrir une enquête de moralité sur l'époux, contrôle dans tous les sens ; fiscal, social, convocations intempestives et ils supplieront leur épouses de l'enlever. Comment une pression de conformité de la domination masculine « arabe » a pu prospérer à ce point ? N’est- ce pas un enclos organisé pour préserver les zones de droit de la république de la pénétration de ces populations ? Alain Soral le dit sans voiler son propos : développons le communautarisme et l’endogamie pour lutter contre la mixité afin que des nationalistes au pouvoir puissent expulser un ensemble non lié au reste de la société. «


Moi ce qui me chagrine dans tout ça, c'est qu'on légifère parce qu’on a perdu tout projet commun, tout sens du dialogue. Je me souviens, je militais dans une asso féministe et nous étions ouverts aux femmes voilées. L'une d'elles, à l’époque, à la faveur d'une sortie scolaire, a enlevé son voile et nous en a parlé avec fierté ; quelques jours plus tard, elle revenait l'œil au beurre noir… Son fils avait cafté à son père... Seuls les bienheureux peuvent croire que cela se résoudra par la loi, il faudra du dialogue et des outils de fraternité pour éduquer ses populations aux devoir du vivre ensemble. Ils en ont bien compris les droits...


Je ne me sens pas légitime en tant qu'homme pour dicter leur conduite aux femmes et le voile ne déroge pas à cette règle que je me suis fixée. Cependant l'étrange globalisation de la république « laïque» actuel me somme chaque jour d'en parler. Pourquoi se plaindre de la communautarisation si l'on refuse de nous voir dans nos individualités ? Pourquoi suis- je amalgamé à la conduite des barbus ? Pourquoi je dois la justifier ? Pourquoi s’enquiert-on de la température de l'imam le plus proche pour me parler à moi ? Je ne suis pas musulman mais un citoyen de confession musulmane comme le dit si bien Henri Pena Ruiz.


Il y a des problèmes de cohérence dans les démarches de la société civile entre la cathédrale Lang et les accommodements de la loi Debré pour les écoles catholiques renforcés par Mme Boutin Dinde de Troie. Pour la laïcité française, on peut parler, sous un certain angle, d’acharnement sur une religion au profit d’une autre. Sommes- nous encore dans un schéma laïque ? Si l’on recule face aux catholiques sur les ABCD, la PMA où va la légitimité laïque ?


Pour comprendre le voile, on doit comprendre qu'il y en a plusieurs, du simple voile fleuri à la burqua et niqab qui est l'aboutissement d'un travail d'aliénation à la cause patriarcale "arabe" .Guillemets, vu que l'on a surtout des Maghrébins dans les quartiers, les Arabes eux achètent des Cartier et dorment au Ritz, ce qui fait une sacrée nuance et tous ceux qui, peu ou prou, s’adressent à leurs femmes doivent, au final, présenter leurs excuses : selon que tu seras puissant ou misérable etc, etc… Sommes-nous encore dans un état de droit avec ce clientélisme religieux ? On se finance au Qatar même si il est vrai qu’un état laïque ne rémunère aucun culte ; il devrait prendre garde à se faire financer par un culte !


Donc il y a le voile matrimonial fait pour signifier la compatibilité islamique de la candidate au mariage, il y a le voile imposé par les pères ou frères et maris que l'on enlève dès que l'on est sortie de sa zone, il y a le voile que l'on met pour plaire aux copines que l'on met dès que l'on sort de sa zone car il y a aussi une mode du voile... Il y a le voile que l’on met parce que le harcèlement de rue les y pousse, il y a le voile de l'islam politique qui sort du fichu pour entrer dans une codification militaire du voile, généralement sombre avec le double voile puis la robe opaque sans courbe ni dessin un sac que dis-je un linceul et, rapidement, on ne voit plus que le visage qui disparaît dès que la candidate volontaire ou non est prête pour l’éviction totale de la cité (en tant qu'agora pas la T6).


Le voile renseigne aussi sur la nature de la conversion islamique wahabite, salafiste, chiite, sunnite. Chacun a sa distinction et, en regardant un quartier, on peut déterminer la nature du mal qui l’a englouti. Comment de tels comptoirs coloniaux ont-ils pu s’établir ? Si ce n’est par un rejet du système officiel au profit des systèmes parallèles de solidarité mafieux ou islamiques qui n’ont aucune réticence à intégrer ces gens.


Personnellement, je suis contre le voile mais je ne suis pas une femme. Pour moi, le voile est un cache sexe, on réduit la femme à un vagin, à sa fonction reproductrice qu'il faut cacher ; le voile est un slip et réservé à qui de droit. Je suis très content car une intellectuelle iranienne développe le même discours, je ne suis donc pas fou : Chahdortt Djavannhttp://www.alphathink.net/culture_Lecture.php. Celles qui le portent parlent d’ailleurs de pudeur.


Moi qu'une personne se déconsidère et se soumette à son homme ou ses hommes, ça ne me regarde pas mais qu'un vice d’exhibition de l'islam vienne à avoir un impact dans ma vie ça me contrarie. Donc je suis contre mais je suis aussi contre la stratégie adoptée pour lutter contre. ..


Mais voilà la société civile a peur et la symbolique du voile met en péril le fleuve tranquille de l’environnement de chacun. Chacun a vu dans son existence une Belphégor ou une Darkvadorette. Que disent ces femmes ? Bien fait pour Daesh ? Ne va- t-elle pas se faire exploser à côté de moi dans un ultime allah wakbar ? Si elles se préoccupent de l’islam, les citoyennes musulmanes savent qu’il n’est pas temps pour cela et qu’il ne sera sûrement jamais adapté à la société occidentale si elle arrive à maintenir son niveau de développement. Prenez des carrés Hermès, neutralisez la charge politique du voile et sortez l’islam de la voie publique. Ou l’aide au retour volontaire sur une plaque phallocrate compatible devrait être une option disponible.


Moi, je joue la carte de la contamination féministe même si le féminisme Français n’éprouve que dégoût pour ces femmes, il faudrait allouer les sommes prélevées par les amendes aux assos féminines en leur demandant de développer des procédures de désaliénation. Mais pour cela, il faudrait que l’adelphité prenne en compassion ces victimes de l’islamisme et de la domination masculine arabe. Mais parce que c’est un outil de ségrégation sexiste qui vise à séparer l’homme de la femme allant jusqu’au refus de soins, s’il est fait par un homme et c’est inacceptable.


Je reste persuadé qu’il faut avant tout faire exploser le plafond de verre islamiste et communautariste dévoué au patriarcat « arabe », faire que le harcèlement de rue soit puni. Que les mariages forcés soient réprimés sévèrement. Que les violences conjugales soient traitées avec une sévérité extrême. « Si c’est une femme », « celle qui croule sous trop de poids » et qui a cédé aux hommes jusqu'à sa dignité en se faisant objet pour ne pas le provoquer sexuellement, pour avancer effacée de son regard comme un animal domestiqué. A- t-elle encore une âme semble se demander certains ? N’allons-nous pas trop loin ? N’est-il pas temps de les aider à s’assurer qu’elles font un choix éclairé par leur propre besoin et non pas pour répondre à un standard matrimonial qui date de la nuit des temps ou pire qu’elles sont engagées dans un processus qui relève du lavage de cerveau ? Peut-on encore plus marginaliser ces femmes mais on ne peut pas normaliser une intervention de l’islamisme dans le milieu scolaire, l’adulte reste un modèle un référent dans le milieu scolaire. Pour cela il faut que l’enseignant sache distinguer les voiles, ceux qui sont une opportunité d’émancipation et ceux qui sont des marqueurs sexistes et religieux radicalisés et, franchement, ça saute aux yeux.


En Orient, les femmes sont contraintes au voile à coup de jets d’acide et ici on se bat pour qu’elles le retirent. Au final, ce sont toujours les femmes qui trinquent, qui sont stigmatisées en tant que femmes, et opprimées en tant que femmes. Le voile est un leurre, un lièvre qui mobilise nos forces comme un sable mouvant, qui nous écarte du véritable champ de bataille qui est la lutte contre les islamistes.
.
Karim Bey SMAIL

Gérard Contremoulin 02/11/2014 14:25

Oui, la "énième reculade face à l'islamisme"...
Telle est la conclusion à tirer.
Mais reculade aussi lorsque le gouvernement se défausse de sa responsabilité sur les enseignants et les chefs d'établissement concernant l'autorisation ou le refus de laisser les mères voilées accompagner les sorties scolaires !
Dans cette situation, il srait extrêmement dommageable d'abandonner cette exigence. Les sorties scolaires sont des sorties... scolaires ! Comment concevoir que ce qui se passe pendant ce temps puisse être extrait des apprentissages ... scolaires ? Ce serait mal connaître les stratégies pédagogiques que de le penser.
Sur le terrain de la Laïcité, ne rien lâcher du principe de Séparation instauré par la loi du 9 décembre 1905.

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