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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/

25 Sep

L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf

Publié par Sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Laïcité - Religions

L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf

Au moment où tout se passe comme si tout le monde trouvait "normal" que le pape, chef de la Chrétienté, soit reçu par les parlements (novembre 2014 Strasbourg, septembre 2015 Sénat des USA) et illustrant ainsi cette immixion des religions dans les affaires publiques, Eddy Khaldi et Alf (Alain Faillat) nous proposent leur ABC de la Laïcité.

 

 

L'accompagnement médiatique dont il a bénéficié est rien moins que scandaleux ! Les médias se sont fait la courte échelle pour finalement rivaliser de conformisme... Et le "monde bien pensant" serait-il nostalgique du temps où le roi guérissait les écrouelles ? Qu'on en juge ici par cette information sur "l'étreinte miraculeuse" qui laisse augurer d'un sévère retour à l'obscurantisme ! Affligeant...

 

Dessin d'Alf

Dessin d'Alf

Il est probable qu'à la lecture de cette grande stupidité médiatique, ce Pape qui ne ménage pas ses efforts pour secouer sa Curie et ripoliner son église, aura partagé l'avis que Charlie Hebdo prêtait à Mahomet...
L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf

 

Un bon manuel !

Dans un tel contexte, l'ABC de la Laïcité, d'Eddy Khaldi et Alf est un ouvrage particulièrement bien venu et bien vu. Il fait un point de situation tout à fait indispensable depuis" la Charte de la Laïcité à l'école" de Vincent Peillon. Il vient après plusieurs ouvrages (voir en fin d'article) conçus comme des outils d'informations pour celles et ceux qui souhaitent comprendre tous les enjeux de cette bataille laïque et en connaître les détails, les protagonistes et le rôle qu'ils ont joué. Cette dernière livraison d'Eddy Khaldi s'inscrit dans la catégorie des manuels pédagogiques que tout militant, que tout acteur de la citoyenneté devrait avoir dans sa bibliothèque.

 

L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf

Le fait religieux reprend de la vigueur.

Vivre dans un pays qui se veut laïque aujourd'hui n'est pas un long fleuve tranquille. Le fait religieux retrouve une vigueur qu'on aurait pu croire en berne. Bien à tort car depuis la loi de 1905, les catholiques, surtout, n'ont jamais réellement accepté d'être dépossédés de l'éducation et du contrôle des consciences que lui assurait la situation sous l'Ancien Régime qui a perduré jusqu'à La Commune de Paris. Les trente ans qui suivirent permirent que se construise le rapport de force qui s'est concrétisé dans la loi du 9 décembre 1905 par l'érection du principe de Liberté de Conscience au rang des principes de la République. 

 

L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf

Depuis, les religieux n'ont jamais cessé de tenter de revenir en arrière. Eddy Khaldi a consacré plusieurs ouvrage pour montrer, textes à l'appui, quelle stratégie le clergé catholique avait adopté, de quels relais il avait bénéficié et comment cla s'est traduit en un siècle. Le fait religieux n'est plus aujourd'hui le seul fait des catholiques. Les fondamentalistes islamistes, en voulant imposer leurs dogmes (alimentaires, vestimentaires, inégalité sexuelle érigée en loi), 

 
L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf

Saper encore et toujours les bases de l'humanisme laïque. 

Alors que les médias privilégient l'actualité immédiate d'une Nadine Morano qui justifie à bien des égards l'opinion qu'exprimait à son sujet Guy Bedos, opinion de surcroit légitimée par le juge, ne nous méprenons cependant pas sur le travail de sape qui est à l'oeuvre dans la société...

 

C'est un travail idéologique qui passe par la contestation des bases de l'édifice républicain, de son objectif d'émancipation de tout dogme et de toutes tutelles, de la relativisation des valeurs des Lumières. 

 

Dire que "la France est un pays de race blanche", même en prenant la précaution, bien oratoire, de préciser : "majoritairement", est et reste une belle anerie ! Mais elle fait mouche sur un électorat disponible pour les déclarations racistes.

C'est certes montrer aussi une ignorance assez crasse de l'histoire de notre pays, mais ne faut-il pas prendre conscience que la connaissance de l'histoire de la République est un chantier assez communément déserté !

C'est surtout montrer un chauvinisme militant, mais il est attendu des nostalgiques d'un nationalisme nécessairement xénophobe. 

 

Dans ce contexte, ce manuel de laïcité remet les choses en perspective.

 

Quinze commentateurs pour quinze articles.

La Charte de la Laïcité à l'école contient quinze articles. L'originalité de cet ouvrage est d'avoir obtenu que quinze personnalités du monde de l'éducation, de la recherche, militants de la Laïcité, rédigent un commentaire. Leurs noms figurent à la UNE. 

Quinze commentateurs pour quinze articles.

La Charte de la Laïcité à l'école contient quinze articles. L'originalité de cet ouvrage est d'avoir obtenu que quinze personnalités du monde de l'éducation, de la recherche, militants de la Laïcité, rédigent un commentaire. Leurs noms figurent à la UNE. 

Regardons le commentaire de l'article 12 :

La Laïcité implique une neutralité de l'Etat et de l'ensemble des services publics afin d'assurer un total respect des convictions des usagers et des administrès. Il en résulte que le service public d'éducation ne peut délivrer un enseignement sous le prisme des convictions, d'une quelconque religion ou en conformité avec sa vision du monde. Il doit être, en lui-même, détaché de toute emprise du religieux. Mais sa neutralité lui impose de présenter objectivement les religions, leur histoire et leurs préceptes, dans le respect des convictions des uns et des autres, en s'efforçant de ne pas froisser les sensibilités. 

Ce respect  des convictions, objet de la neutralité des services publics, ne peut cependant conduire à leur remise en cause ni en perturber le fonctionnement. Les usagers sont tenus de respecter les règles du service et les programmes d'enseignement. Ceux-ci, précisément neutres et objectifs dans leurs contenus, ne peuvent être remis en cause au nom de convictions personnelles des usagers. 

Admettre une telle remise en cause reviendrait précisément, par le dit ou le non-dit, à adapter l'enseignement à la vision du monde par telle ou telle religion.

Rémy Schwartz

Président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration,

conseiller d'Etat, rapporteur de la  commission Stasi.

 

 

Oser l'altérité.

La peur de l'autre, la peur de la différence qu'il incarne, la peur de l'altérité est le cancer des sociétés désemparées. C'est le terreau sur lequel peut prospérer le pire des systèmes politiques, si les humanistes venaient à déserter leurs devoirs. 

 

Au contraire, l'alternative à l'immobilisme, à la régression sociale, est dans l'ouverture, dans le fait d'oser l'altérité, de ne pas la craindre et donc de l'organiser !

 

Alors, regardons le commentaire de l'article 4 :

 

La laïcité constitue la clé de voùte de la citoyenneté républicaine. De "sujet" de sa Majesté, déterminés par leur naissance, soumis à un ordre social éternel du monde imposé au nom de dieu, les femmes et les hommes, par la Révolution, sont devenus les acteurs de leur histoire et de leur vie, des citoyens. Quelles que soint leur naissance, leurs origines, leur couleur, leurs appartenances religieuses, philosophiques, politiques, ils sont désormaios libres et égaux en droits.

Citoyen, disait Condorcet, on ne le devient pas par naissance, mais par l'instruction. C'est, aujourd'hui plus que jamais, la mission de l'école publique, laïque, obligatoire, de former, non des petits blancs, noirs, jaunes, verts, chrétiens, musulmans, juifs, homo ou hétéro, de gaucheou de droite, mais des femmes et des hommes libres et responsables, capables de penser par eux-mêmes. Ainsi, la citoyenneté, ressourcée aux principes universalistes d'une République sociale et laïque, pourra-t-elle concrètement, concrétiser le troisième terme de la devise républicaine : la fraternité.

Patrick Kessel

ancien journaliste, président du comité Laïcité République

membre de l'onservatoire de la laïcité.

 

 

Eddy Khaldi

Eddy Khaldi

En novembre 2014, Eddy Khaldi interpellait ainsi le courant laïque...

 

STRASBOURG : « la saine laïcité » de l’Eglise

Aucune voix des organisations laïques traditionnelles ne s’est élevée contre cette visite divine à Strasbourg. Où est l’Observatoire français de la laïcité ? Pourquoi reste-t-il atone ? Refuse-il de voir l’immixtion du religieux dans le champ politique ?

 

Seul l'Observatoire Chrétien de la Laïcité, groupant des associations en majorité catholiques, en France, a désapprouvé fermement la décision d'inviter le pape à s'exprimer officiellement devant le Parlement européen : « l'Observatoire Chrétien de la Laïcité demande la séparation claire et nette des Institutions religieuses et de l'Etat au sein des institutions européennes. C'est une des conditions essentielles pour permettre aux européens de toutes convictions religieuses ou non de vivre ensemble. »

 

Dans les mêmes circonstances en 1988, Jean Paul II prêchait pour une nouvelle évangélisation : « Le combat que mène Jean-Paul II n'est pas politique, mais éthique et culturel. » disait LE MONDE. Cette visite avait soulevé bien des réactions de plusieurs organisations laïques.

 

En 2014, les intentions politiques et philosophiques, ainsi que les intentions stratégiques sont encore plus évidentes. Excepté quelques voix isolées, plus personne dans nos organisations laïques ne réagit à cette entorse de plus en plus cléricale. L’Eglise a-t-elle toutes les compétences, qualités et expérience pour donner des leçons de démocratie ?

 

La « nouvelle laïcité » de l’Eglise reprend racine en Europe.

Une séparation asymétrique prend corps. Le pape intervient dans le champ politique mais le politique, lui, ne peut intervenir sur le terrain de l’Eglise. Ainsi, dans sa dernière exhortation « Ecclesia in Medio Oriente » le pape Benoît XVI précisait ce qu’il entend par laïcité, ce respect de la distinction de la sphère religieuse et de la sphère politique appelées à se connaître, à collaborer entre elles sans se mélanger : « La saine laïcité, … signifie libérer la croyance du poids de la politique et enrichir la politique par les apports de la croyance… »

 

Eddy KHALDI

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Et  précisait l'origine du concept de "saine laïcité".

 

Dans sa dernière exhortation Ecclesia in Medio Oriente le pape Benoît XVI précise ce qu’il entend par laïcité, ce respect de la distinction de la sphère religieuse et de la sphère politique appelées à se connaître, à collaborer entre elles sans se mélanger : « La saine laïcité, … signifie libérer la croyance du poids de la politique et enrichir la politique par les apports de la croyance, en maintenant la nécessaire distance, la claire distinction et l’indispensable collaboration entre les deux.

 

Aucune société ne peut se développer sainement sans affirmer le respect réciproque entre politique et religion en évitant la tentation constante du mélange ou de l’opposition…. La prise de conscience de ce rapport approprié permet de comprendre qu’il existe une sorte d’unité-distinction qui doit caractériser le rapport entre le spirituel (religieux) et le temporel (politique), puisque tous deux sont appelés, même dans la nécessaire distinction, à coopérer harmonieusement pour le bien commun.

 

Une telle laïcité saine garantit à la politique d’opérer sans instrumentaliser la religion, et à la religion de vivre librement sans s’alourdir du politique dicté par l’intérêt, et quelquefois peu conforme, voire même contraire, à la croyance. C’est pourquoi la saine laïcité (unité-distinction) est nécessaire, et même indispensable aux deux » (n° 29).

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Dessin d'Alf

Dessin d'Alf

Bibliographie illustrée d'Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi

L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf
L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf
L'ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi et Alf
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Michel THYS 08/10/2015 22:59

Bonsoir Joaben,
Certes, les écoles musulmanes ne sont pas toutes islamistes, c'est-à-dire agressives à l'encontre des « mécréants » que sont tous les chrétiens, les juifs, les athées, et même les musulmans d'autres tendances. Mais ces écoles imposent quand même une soumission quasi totale, dans tous les domaines et à chaque heure du jour, à la charia, à la sunna, aux haddiths, etc., etc. C'est la définition même de « islam ».
Le « succès » des écoles musulmanes est flagrant dès que l'on en ouvre une.

L'enseignement catholique n'a pas modifié d'un iota son projet pédagogique évangélisateur.
Il est seulement devenu plus modéré, « jésuistiquement » lénifiant et hypocrite.
En outre, contrairement à l'enseignement officiel, ouvert à tous, lui, il reste élitiste en favorisant l'accès des élèves dont les parents ont un niveau socioculturel plus élevé que la moyenne actuelle.
Nos lois laxistes, séquelles du cléricalisme religieux et politique d'antan, lui permettent toujours, contrairement à l'enseignement officiel, d'être unilatéral en ne prévoyant pas, par simple honnêteté intellectuelle et morale, la découverte des options des autres religions et surtout celles qui ne sont pas confessionnelles, en les occultant autant que possible.

Certes, l'athéisme progresse lentement au fil des générations, mais à condition que les options philosophiques laïques n'aient pas été occultées. Je constate cependant que les croyants qui ont rejeté le dogmatisme de leur religion ne perdent pas pour autant la foi : elle devient seulement « personnelle », anthropomorphique ...
Je crains qu'il en soit toujours ainsi tant que la majorité des humains n'aura pas compris que, nonobstant le réconfort que les dieux procurent parfois, ils n'existent que dans la tête des croyants, parce qu'on les y a mis dès l'enfance, et qu'ils n'ont donc qu'une existence subjective, émotionnelle, imaginaire et donc illusoire, à la suite d'une éducation et d'un milieu culturel exclusifs de la différence de l'autre, et donc communautariste.
Dès lors, la prétendue « liberté religieuse », pourtant constitutionnelle, n'est à mes yeux que symbolique, et donc n'existe pas. Mais la promotion effective de « l'absolue liberté de conscience", sur base d'un choix effectif, est combattue par toutes les religions. Je les condamne donc toutes, en fonction de la soumission qu'elles imposent, mais je respecte les croyants (non terroristes) qui en sont les victimes.

Il est vrai que Daesh a surtout une «structure administrative, militaire,sociale, politique, éducative », mais je pense qu'elle est sous-tendue, fût-ce inconsciemment, par la croyance religieuse initiale de ses dirigeants et de ceux qu'ils ont facilement endoctrinés. De même, mutatis mutandis, j'estime que l'absence totale de respect de la dignité humaine d'un Hitler et d'un Staline, d'un Mussolini, d'un Pétain, ..., ainsi que la soumission et la violence de ceux qu'ils ont endoctrinés, sont explicables par leur commune éducation religieuse initiale, qui a constitué un terreau favorable à la volonté de puissance des premiers et à la soumission des seconds.
A.F.,
Michel THYS

joaben 06/10/2015 15:22

Ce sujet si essentiel mérite en effet que nous l'abordions et sans tabous qui ne pourraient que nous faire passer à côté de l'efficacité.
Ainsi s'interroger sut l'adaptation de la laÏcité 1905 au 21e siecle n'est pas la mettre en danger. De même l'examen des pays voisins qui ne l'ont pas mise en avant mais arrivent à des resultats similaires.
On peut aussi s'interroger sur la remontée de l'attrait religieux, alors qu'il y a recul évident, grâce à la science, des domaines où se nichait encore la croyance. Dans le fond la croyance recule, y compris dans les milieux les plus oppressés par les pouvoirs religieux.
Ainsi, malgré les menaces de mort pour apostasie par les dirigeants sunnites, l'immense majorité des musulmans ne croient pas en l'âne magique de Mahomet se deplaçant dans le ciel et y voient un "symblole".
Bien sûr il y a les écoles d'abrutissement islamistes mais auront-elles plus de succès que les ecoles cathos ?
Le "fait religieux" ne serait-il pas le fruit d'un rejet social et de l'impuissance politique des democraties ? C'est le cas certainement en Irak où Daesh a pu croître du fait de l'abandon des structures republicaines. Daesh n'est d'ailleurs pas tant une structure religieuse, mais plutôt administrative, militaire, sociale, politique, educative.
Et en occident, allons-nous fuir encore longtemps notre responsabilité, nos capacités d'action sociale, politique, policieres, judiciaires, educatives ?
Que faisons-nous en nous en prenant aux services sociaux brandis comme source de nos maux financiers, alors que leur déficits pèsent même pas 0,5 % du parasitage de la spéculation financiere ?
Oui, il y a source de prospérité, lutte contre le radicalisme religieux au travers de nos services sociaux ! C'est pas mediatiquement populaire mais ca coûte pas cher.
Investir dans les services sociaux ne creuse pas la dette ! au contraire !

Michel THYS 05/10/2015 18:15

Correction d'une faute d'orthographe : "Nos gouvernants se sont laissé (sans "s") piéger. Sorry !

Michel THYS 05/10/2015 10:23

Les immixtions croissantes des religions dans la sphère publique étaient prévisibles, par réaction au déclin des croyances religieuses, du moins dans la majorité des pays intellectualisées. Mais aussi, selon moi, parce que la laïcité « à la française », n'est que « politique », séparant théoriquement depuis 1905 les influences religieuses et celles de l'État. Quant à la laïcité « à la belge », elle est certes plus ou moins « philosophique », mais elle n'a toujours pas inclus le principe de séparation dans sa Constitution.

J'estime que nos gouvernants se sont laissés piéger par leur conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité : en continuant à subsidier les enseignements confessionnels, aussi dogmatiques soient-ils, en accordant une liberté totale d'éducation et d'enseignement, en concédant de plus de revendications inspirées par des prescrits religieux, etc., on a favorisé paradoxalement le prosélytisme de toutes les religions, le communautarisme, l'intolérance et souvent la violence.

Nous nous sommes aussi laissés piéger par notre conception de la « liberté de conscience », considérée comme acquise alors qu'elle ne s'acquiert que si l'enfant et l'adolescent ont pu découvrir à temps, au fur et à mesure de leur entendement, les diverses options religieuses et surtout celles , non confessionnelles, de l'humanisme laïque, malhonnêtement occultées par toutes les religions.

Celles-ci continuent ainsi à exploiter légalement la composante irrationnelle, la quête de sens, le besoin de faire partie d'une communauté de l'être humain, et à l'inciter à la soumission plutôt qu'à l'autonomie. Et cela précocement, en inféodant les cinq sens des enfants, ce qui, en l'absence d'esprit critique, laissera des traces le plus souvent indélébiles dans leur cerveau émotionnel et les empêchera généralement de remettre leur foi en question à l'âge adulte.
En témoigne le fait qu'au niveau mondial, la quasi totalité des humains sont et restent croyants ou au moins déistes. Dans cette optique, la « liberté religieuse », bien que constitutionnelle, loin d'être effective, n'est que symbolique ...

réboussié 04/10/2015 17:40

j'ai l'impression que former les imams ne suffira pas , faudra aussi envisager de (re)former les curés ? en fait un simple problème de mécanique ? l'engrenage ? t'y mets un doigt , la machine fait le reste , mais aujourd'hui ? qui étudie encore la mécanique ? on branche l'ordinateur et hop ..un ordi pour chacun , avant ? c'était le quignon de pain quotidien ? retour aux sources ? aux racines ? comment ne pas dérisionner , en fait ??

yonnel ghernaouti 04/10/2015 17:13

Mon Très Cher Frère Gérard
Tu envoies du lourd avec ces photos...
Merci pour l'information quant à ce nouvel ouvrage.
frat

yonnel
"La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, qui remplace la foi tout court."
(André Gide / 1869-1951 / Journal 1889-1939 / 13 décembre 1927)

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