Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/

07 Nov

GODF. 2006 : Les Ordres de Sagesse, encore nommés "Hauts Grades", présents au convent !

Publié par Sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Formation et Histoire maçonnique

Logo du 141° convent du GODF à La Rochelle (dessin de Jean-Pie Robillot)

Logo du 141° convent du GODF à La Rochelle (dessin de Jean-Pie Robillot)

Retour sur une cérémonie conventuelle...

 

Cet article a fait l'objet d'une mise à jour le 8 novembre à 23h45. Elle apparaît dans cette couleur.

 

Traditionnellement, le premier jour du convent installe les nouveaux élus aux instances nationales (Conseil de l'Ordre, Chambre Suprème de Justice Maçonnique, Instance Nationale de Solidarité Maçonnique). Ensuite, en soirée, chacune se réunit et procède à l'élection de son bureau.

 

C'est ainsi que le Conseil de l'Ordre élit son président. Élu par ses pairs, il est "président du conseil de l'ordre", pas encore "Grand-Maître" ! Deux cas dans l'histoire récente du GODF montre que l'on peut être l'un sans être l'autre, notamment par suite d'une prise de fonction entre deux convents. Ce fut le cas de Bernard Brandmeyer en mars 2000, lorsqu'il succéda à Simon Giovannaï, démissionnaire et de Gérard Pappalardo en avril 2005, lorsqu'il succéda à Bernard Brandmeyer, également démissionnaire.

 

La qualité de Franc-Maçon n'existe que par la reconnaissance. On connaît ce passage du rituel :

"- Es-tu franc-maçon ?

- Mes Soeurs et mes Frères me reconnaissent comme tel !"

Autre manière de rappeler que "seul on ne peut rien mais qu'ensemble nous pouvons tout"...

 

Le Grand-Maître du Grand Orient de France est le garant des rites dont l'obédience possède les patentes. Il n'exerce la plénitude morale de ces compétences qu'autant qu'il est "reconnu comme tel" par les Soeurs et les Frères de tous les rites et quels que soient les degrés, grades et ordres auxquels ils les pratiquent ! C'est pourquoi il est nécessaire que tous les membres du GODF soient représentés, là où s'accomplit cette reconnaissance, c'est-à-dire dans la souveraineté du Convent !

 

C'est cette réflexion qui a conduit le collège des officiers du 141° convent (en 2006 à La Rochelle) que je présidais, à décider de demander aux 5 juridictions de hauts grades d'être présentes lors de cette cérémonie de reconnaissance. Ce qui fut fait.

 

Ainsi, avant l'entrée des représentants des juridictions, le Président annonce :

Pour marquer l’unité des Francs-Maçons du Grand Orient de France à travers leurs cheminements maçonniques intimes et au moment où le Président élu du Conseil de l’Ordre, va prêter le serment de Grand-Maître, garant de tous les rites, introduisez dans le Temple les délégations des juridictions des Grades de Perfectionnement.

 

Cela fait, il les remercie de leur présence et ajoute :

Vous le savez, tous nos Frères ne font pas le choix de poursuivre leur cheminement initiatique auprès des juridictions que vous représentez. C’est leur droit le plus absolu.

Mais au moment où les Francs-Maçons du GODF vont reconnaître leur Grand-Maître, garant de tous les rites, quel que soit les grades auxquels ils les pratiquent, notre rassemblement est le signe particulièrement symbolique que nous travaillons tous au rayonnement du GODF.

 

Ambiguïté ?

Certains y virent un acte d'allégeance du futur Grand-Maître aux juridictions ! C'était exactement l'inverse... J'ajoute que c'est une bien étrange conception de la "reconnaissance maçonnique" là où ne réside que l'acceptation d'une qualité mutuelle, celle de Franc-Maçon et d'une compétence, celle du garant des rites, "primus inter pares", le premier d'entre les pairs ! Mais peut-être que cette confusion n'était pas que sémantique...

 

En effet, la présence des juridictions de "hauts grades" au convent n'avait pas laissé que de bons souvenirs dans l'histoire, au point qu'il avait fallu s'en séparer... On comprend d'autant plus cette décision qu'à l'époque ils y avaient droit de vote... Ce qui donnait un modèle empreint de "pyramidalité" pas vraiment conforme ni à l'esprit du Rite Français, ni au principe de souveraineté des loges.

 

Mais ce n'est plus le cas au GODF aujourd'hui. Les Ordres de Sagesse (ou Hauts Grades selon l'appellation que leur donne les rites) n'exercent aucun magistère sur les décisions du convent et c'est très bien ainsi. L'existence de 5 juridictions au sein du GODF facilite d'ailleurs en grande partie ce fonctionnement, surtout depuis la décision de suppression du Grand Collège des Rites, prise sous la Grande-Maîtrise de Philippe Guglielmi en 1998. En effet, selon la convention de 1945 signée entre le GODF et le Grand Collège des Rites, ce dernier "gérait" l'ensemble des juridictions alors qu'il n'était lui-même dirigé exclusivement par les hauts-dignitaires de l'une seule d'entre elles : celle du REAA (Rite Ecossais Ancien, Accepté).

 

"Grand-Maître" et/ou "Président".

Le Grand Orient de France est une obédience dont les trois siècles d'histoire ont façonné les structures et le fonctionnement. Il n'y eut pas toujours de "Grand-Maître", il n'y eut pas toujours de "président du conseil de l'ordre" et parfois, il y eût les deux, comme c'est le cas désormais depuis 2000.

 

L'utilisation du qualificatif de "Sérénissime" datait de l'ancien Régime et provenait du fait que le Comte de Clermont était prince du sang et, à ce titre, "Sérénissime".

 

Il occupa la fonction de 1743 à 1771, de quoi prendre quelques habitudes... La charge fut en fait assumée par le Substitut général du Grand-Maître.

 

De 1771 à 1793,  le Duc de Chartres est Grand-Maître. C'est l'Administrateur Général Montmorency-Luxembourg qui assume la fonction.

 

De 1785 à 1804, Roettiers de Montaleau assume la charge sous l'appellation de "Vénérable".

 

De 1805 à 1814, Joseph Bonaparte est Grand-Maître et François-Régis de Cambacérès, 1° Grand-Maître Adjoint assume la charge.

 

De 1814 à 1852, la Grande-Maîtrise est vacante, la charge est assumée par des Grands-Maîtres Adjoints. 

 

En 1852, la Grande Maîtrise est rétablie.

 

En 1871, elle est supprimée au profit de Président du Conseil de l'Ordre.

 

En 1945, la Grande Maîtrise est rétablie.

 

A la suite de la crise de 1995, la direction de l'obédience est assurée par un exécutif provisoire, que préside Gaston Costeaux.

 

En 1996, un Grand-Maître est normalement élu (Jacques Lafouge).

 

Le convent de 2000 (et non 2002, comme je l'avais précédemment indiqué) supprime le titre de Sérénissime ainsi que celui de Très Illustre à propos des conseillers de l'ordre. 

 

Le Serment de la Grande-Maîtrise.

Aujourd'hui, devenir Grand-Maître est le produit d'un acte purement démocratique : être élu par ses pairs et d'un acte purement maçonnique : être reconnu comme tel par les délégués des loges au Convent et à travers eux, chaque Soeur et chaque Frère de l'obédience.

 

Encore faut-il assurer une solennité particulière à ce saut qualitatif par un acte significatif, représentatif de la charge et de l'engagement matériel et moral de celui ou de celle qui va accéder à cette haute reconnaissance.

 

Cet acte ne peut qu'être un serment dont il nous est apparu qu'outre le texte, commun à tous les frères et soeurs au moment de leur installation dans une charge (de la loge au conseil de l'ordre), il devait être accompagné d'un voeu exprimé au nom du Convent et contenant des éléments d'engagement d'une autre nature que celui que prêtent les vénérables et des officiers de loges. 

 

En 2006, la cérémonie du Serment de la Grande Maîtrise fut donc enrichie d'un voeu et est maintenue en l'état depuis. Ce voeu demande au Président du Conseil de l'Ordre de s'engager sur un certain nombre de valeurs telles que le courage, la probité pour faire ce saut qualitatif.

C'est ainsi qu'après la reconnaissance par les délégués, le président du Convent s'adresse ainsi au Grand-Maître :

 

Grand Maître, Président du Conseil de l’Ordre,

au nom de tous les Délégués au Convent je t'adresse nos très chaleureuses et très fraternelles félicitations pour ton élection.

Nous vœux, nos espoirs et notre respect t’accompagneront.

La spécificité de la charge fait de toi celui qui préside à l’organisation de l’Ordre dans toutes ses dimensions, administratives et symboliques, matérielles et morales.

C’est pourquoi, lorsque tu assumeras la plénitude de la charge, les yeux des Frères du Grand Orient de France seront tournés vers toi.

Nous attendons du Grand-Maître :

     -  que le talent qu’il déploiera,

     - que le courage dont il saura faire preuve,

     - que la probité la plus intégrale qu’il pratiquera dans l’exercice de la charge

puissent servir au plus grand rayonnement du Grand Orient de France.

Au nom de tous, je te donne l’accolade fraternelle.

 

De même, lors des serments d'installation des différentes instances, un voeu revient sur les qualités à mettre en oeuvre pour assumer la spécificité des tâches de chacune des instances nationales (Chambre Suprème de Justice Maçonnique, Instance Nationale de Solidarité Maçonnique et Conseil de l'Ordre). Ainsi :

 

Mes Frères membres du bureau de la Commission Nationale de la Solidarité Maçonnique,

nous savons quel travail considérable vous aurez à accomplir avec zèle et dévouement et dans la plus gande discrétion ainsi qu'avec le plus grand discernement. 

 

Mes Frères membres du Bureau de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique,

soyez toujours à la recherche de la réconciliation entre les Frères. Cependant, que l'application du Règlement Général du Grand Orient de France soit votre seule ligne de conduite.

 

Mes Frères membres du Bureau du Conseil de l'Ordre,

vous accédez aux fonctions les plus importantes et les plus délicates de notre ObédienceNe vous y trompez pas, la tâche est plus lourde qu'honorifique.

 

Par tradition, l'installation et la prestation de serment ont lieu, normalement, le matin du 2éme jour du convent, le vendredi.

 

La Séparation des pouvoirs et le Convent du GODF.

C'est une précision qu'il paraît utile d'apporter à en juger par l'étonnement qu'elle produit chaque fois qu'elle est donnée...

 

A la différence de beaucoup d'autres pratiques obédientielles, l'application du principe de séparation des pouvoirs place d'une part le Convent, organe sommital où s'exprime le "pouvoir législatif", comme la source de toute légitimité.

 

C'est la raison pour laquelle depuis la Grande-Maîtrise d'Alain Bauer (2000-2003), la pratique vise à assurer la permanence du Législatif en faisant installer chaque président de Convent pas son prédécesseur. Auparavant il l'était par le Grand-Maître. On pouvait légitimement s'interroger sur l'incongruité consistant à ce que le président du Législatif détienne sa légitimité du président de l'Exécutif...

Après quelques valses hésitations, la pratique a été mise en vigueur en 2006 et est stabilisée depuis à l'exception de la présence des juridictions.

 

Les travaux du Convent se tiennent au grade de Maître et sont conduits par un collège d'officiers, dont chaque membre représente l'une des 17 régions de l'obédience et les offices sont répartis entre elles selon une grille tournante. Chaque officier du convent est élu par son congrès. 

 

Et d'autre part, les deux autres pouvoirs sont placés dans un rang secondaire :

la Chambre Suprême de Justice Maçonnique ("pouvoir judiciaire") est l'instance de recours auprès duquel chaque délégué peut contester la régularité d'une décision du Convent. Elle ne peut prendre la parole que pour donner ses conclusions sur ces éventuels recours et pour présenter son rapport d'activité, qui n'est pas soumis au vote.

le conseil de l'ordre ("pouvoir exécutif"), par principe, ne prend pas non plus la parole. Le Grand-Maître n'est autorisé à la prendre que pour présenter le rapport d'activité, répondre aux questions posées par les délégués, présenter son discours d'installation, et avec l'autorisation du président du Convent, lorsque le conseil de l'ordre est mis en cause durant les débats. Mais il n'a pas la possibilité ni de les diriger ni d'intervenir à tout propos.

 

Le fait d'ailleurs qu'en dehors de ces cas, seuls les délégués des loges aient la parole, permet au conseil de conserver l'intégralité de son pouvoir d'appréciation pour "exécuter" le dù de sa charge, c'est-à-dire l'application des décisions du Convent. 

Plus ces décisions sont claires et plus la marge d'appréciation de l'exécutif est réduite et reste dans les limites des tâches classiques d'exécution...

A l'inverse, lorsqu'elles ne le sont pas ou peu, cela ouvre des perspectives d'interprétation importantes qui, si elles peuvent ravir le conseil de l'ordre, n'en reste pas moins une source de difficultés importantes pour le débat sur le rapport d'activité du convent suivant. L'histoire le montre...

 

L'organisation du Convent de 2006.

C'était le premier Convent à se tenir en déhors de Paris. Comme toute première initiative, les enjeux ont été multiples.

 

La préparation de l'aspect maçonnique.

Elle a reposé dès le début de l'année sur le collège du Convent et le Conseil de l'Ordre. Le Grand-Maître, Jean-Michel Quillardet (2005-2008) aura été à la fois celui qui a présidé à cette première organisation en province et le premier Grand-Maître à connaître ces modifications. Dans cette position, il était indispensable que s'installe une situation de confiance entre nous. Je dois préciser qu'il nous a apporté un soutien constant et une réelle compréhension grâce auxquels nous avons pu préparer par le menu toutes les phases des 34 heures que dure un Convent du GODF.

Au cours de plusieurs réunions de travail communes, nous avons pu à la fois nous comprendre et à avancer vers les modifications décrites ci-dessus. Et c'est avec l'accord du Conseil de l'Ordre qu'elles ont été appliquées.

Non que nous ayons été tout de suite d'accord sur tout mais parce que nous avons réussi à travailler ensemble, à partager nos réflexions, les objectifs que nous souhaitions atteindre tant du point de vue de l'exécutif qu'il présidait que du point de vue du législatif dont j'allais assumer la présidence. Ce qu'il reste aujourd'hui de ce travail montre qu'il aura été utile de le faire.

 

La préparation de l'aspect matériel du Convent.

Les paramètres matériels d'une telle "réunion" sont d'une taille "respectable" tant en hébergement (1100 délégués en 2006, les instances nationales et 300 visiteurs), qu'en lieu d'accueil (une "salle" de 1500 places et une autre pour 1200 repas), les différentes prestations de services (reproductions des comptes-rendus journaliers, retransmission vidéo, diffusion du son, matériel de vote électronique, sécurité).

Le personnel de l'obédience assure le suivi des débats, le secrétariat administratif, les relations avec les différents prestataires. Une telle organisation n'est viable qu'avec la participation du congrès des loges de la région concernée qui a dû mobiliser près de 120 bénévoles sur la semaine du Convent !

 

Formidable expérience que cette organisation qui mêle les deux aspects de la vie d'une obédience telle que le GODF. Etre le premier ordre maçonnique de notre pays tant par son histoire, par ses effectifs, ses travaux que son rayonnement et être une association capable d'organiser un tel rassemblement duquel il ne faut pas oublier la dimension internationale qui demande à elle seule la mobilisation d'une partie du secrétariat.

 

Il est bien certain que si le respect du principe de séparation des pouvoirs, réaffirmé dans les textes du GODF doit être la priorité, la coopération entre l'exécutif et le bureau du législatif (le collège du Convent) est essentielle pour optimiser les moyens obédientiels et réussir les innovations souhaitées. 2006 a pu atteindre ses objectifs parce que cette coopération a été possible.

 

Et si la coutume veut que l'on ne se remercie pas en franc-maçonnerie, on peut dire le plaisir qu'on a trouvé à travailler ensemble ! Ce fut le cas avec le Grand-Maître Jean-Michel Quillardet et les membres du Conseil de l'Ordre de cette année-là comme ce le fut tout autant avec les officiers de "La Rochelle 1" !

 

Gérard Contremoulin

_________________________________________________________

Commenter cet article

Marc VW 09/11/2015 05:38

Pour avoir assisté à plusieurs Convent notamment à cette époque là je voudrais dire -en ce qui me concerne- que la présence du Grand Maître derrière l'Orateur (en lui parlant sans cesse) jusqu'au vote final du bilan moral m'a toujours agacé.

Sous la Voûte étoilée 09/11/2015 08:51

Ce que tu dis est très étonnant car le Grand-Maître n'est JAMAIS "derrière l'Orateur".
L'estrade (que nous appellerons "l'Orient") sur laquelle sont placés les dignitaires est toujours organisée de la même façon.
Le président est au centre.
A sa droite se trouvent les deux secrétaires et derrière eux les membres du Conseil de l'Ordre et le Grand-Maître
A sa gauche se trouvent les deux orateurs et derrière eux les deux autres instances nationales (la Chambre Suprème de Justice Maçonnique et l'Instance Nationale de Solidarité Maçonnique).
L'orateur, à la gauche du Président du Convent et le Grand-Maître à sa droite, sont à environ 4 à 5 mètres l'un de l'autre !
Je me demande donc à quoi tu peux bien faire allusion lorsque tu dis "en lui parlant sans cesse"...
En clair je mets en doute ton propos.
En ce qui concerne 2006, Jean-Michel Quillardet était placé comme tous les GM le sont, c'est-à-dire à la droite du Président, à environ un mètre derrière lui.
J'ajoute que cela représente 74 personnes, lesquelles sont tenues d'être présentes pendant la durée du Convent. Il est donc particulièrement difficile de se parler "sans cesse" lorsque l'on est séparé de plus de 4 mètres et avec un tel effectif !

Liberty 08/11/2015 01:28

Merci Gérard de cette belle page d'histoire. Important pour rafraîchir les mémoires... je me permettrai de corriger une légère erreur : c'est le convent 2000 (et pas 2002) qui a voté la suppression des termes "sérénissime" & "très illustre". Pas grave... Trizoux...

Sous la Voûte étoilée 09/11/2015 01:02

J'ai corrigé dans la mise à jour...

Archives

À propos

Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/