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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Les pseudonymes ne sont plus acceptés pour les commentaires. (4.11.2018)

08 Apr

Attention, gâchis en perspective !

Publié par Sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Presse - Livres - Revues, #Valeurs républicaines

Attention, gâchis en perspective !

Par quel autre mot désigner les circonstances qui viennent de conduire à la démission collective du comité de rédaction de "La Chaîne d'Union" ?

 

En effet, la "Revue d'Etudes Maçonniques, Philosophiques et Symboliques, publiée par le Grand Orient de France", La Chaîne d'Union, est entrée en crise avec le Conseil de l'Ordre. En question, semble-t-il une question de BAT (Bon à tirer) du dernier numéro (87) contenant un dossier sur "10 ans de mixité au GO". 

 

Le Grand-Maître n'aurait, semble-t-il, pas été invité à le donner. Il s'en est ému et, en tant que directeur de la publication, a fait savoir son mécontentement.

A ce simple énoncé, rien ne paraîtrait surprenant pour qui n'est pas familier du monde de l'édition. Sauf qu'un BAT n'est qu'un document technique qui autorise la mise en impression d'un contenu arrivé dans sa phase ultime de publication. 

 

 

Mais il semble qu'il y ait une méconnaissance des usages ou des termes.

 

De quoi parle-t-on à propos du BAT ?

 

Veut-on parler de cette "simple" autorisation technique qui intervient à la quasi fin de la chaine de fabrication d'une publication ?

 

Ou veut-on parler d'une séquence située bien plus en avant, au moment par exemple d'accepter ou non le contenu d'un article dont on va mettre l'édition en fabrication ?

 

Dans le premier cas, toute la fabrication est achevée et refuser un BAT revient à demander à retravailler tel ou tel élément technique ou esthétique.

 

Dans le deuxième cas, il s'agit d'un acte pouvant ressembler au ciseau de Mme Anastasie... 

 

Attention, gâchis en perspective !

Ce qui serait plutôt gênant dans une obédience qui se veut champion des principes républicains dont, en toute priorité, la liberté d'expression.

 

Mais ce serait aussi une grande première depuis la création de cette revue puisqu'elle n'a JAMAIS fait l'objet d'une procédure de "nihil obstat" ou d'exigence "d'imprimatur" de la part d'aucun conseil de l'ordre, d'aucun Grand-Maître. 

Expliquer clairement le conflit pour mieux le régler.

 

Ce qui aurait pu, très certainement, se régler par un échange serein entre la direction de la rédaction et le conseil de l'ordre dont l'un des membres est délégué auprès de cette équipe de rédaction, en est arrivé, paradoxalement à un situation de crise avec la démission collective du comité de rédaction.

 

Or, ce Comité est en partie composé de professionnels du journalisme et de l'édition, dont le directeur de la rédaction et le rédacteur en chef. 

Attention, gâchis en perspective !

On a un peu de mal à imaginer qu'ils auraient aujourd'hui méconnus à ce point  les usages alors qu'ils les ont respectés durant leurs dizaines d'années d'activité professionnelle. D'autant qu'ils ont eu l'occasion, si l'on peut dire, d'expérimenter les charmes des pressions directoriales sur les lignes éditoriales.

 

Quelles qu'aient pu être les difficultés, des francs-maçons de ce niveau de responsabilités ne peuvent que trouver un terrain d'entente !

 

C'est d'autant plus important et urgent, qu'au fil des années, "La Chaîne d'Union" a gagné ses lettres de noblesse dans l'extériorisation de l'esprit des études et des travaux maçonniques. Elle s'est hissée à un haut niveau intellectuel et compte parmi les réalisations qui rendent leur fierté aux francs-maçons du GODF.

Alors, maintenant, il faut raison garder.

 

Il n'est pas imaginable que, dans les plus brefs délais, la situation ne se rétablisse. D'autant que, si j'en crois mes informations, le prochain numéro (88), en phase finale d'édition, est, pour l'instant, purement et simplement en stand-by, tous les articles ayant été retiré par leurs auteurs...

Il est URGENT de trouver une solution. A trois mois, effectifs, du Convent, c'est une évidence.

 

D'autant plus urgent que, sur le fond de ce dossier du n° 87, il y avait matière à réagir, en tout cas, à dire.

 

J'ai même (un peu) regretté de ne pas avoir été invité à donner ma version des faits qui ont animé la période.  J'étais en effet membre du conseil de l'ordre (septembre 2008-septembre 2011), celui-là même qui eu à "gérer" l'introduction de la mixité au GODF à partir de septembre 2008. Et quelques éléments du dossier auraient mérité d'être présentés sur le mode contradictoire.

 

J'ai toujours souhaité en effet que l'on puisse écrire cette épisode "à plusieurs mains", puisque nous avons eu des désaccords, à la fois tactiques, stratégiques ou sur le fond. La moindre des choses aurait été de pouvoir les exposer, contradictoirement, et laisser les soeurs et le frères se faire leur idée sur ce qu'il en a été. Apparemment, ce n'est pas (encore) possible. Le temps de la polémique est encore vivace. J'ai toujours ce projet...

 

Raison de plus pour que vive "La Chaîne d'Union" et que ce comité de rédaction puisse reprendre le chemin du travail...

 

Gérard Contremoulin

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Benhaïm 12/04/2019 18:41

Bonjour manque que les propos du conseil et de son président pour ce faire réellement sa propre opinion sur les faits évoqués fraternellement

Sous la Voûte étoilée 15/04/2019 18:18

Nos colonnes leurs sont naturellement ouvertes...

brasseur 09/04/2019 12:45

Bonjour Mon F:.,
te dire que je suis de Guernica et d'Egalité suffit sans doute à introduire ce mot.
L'acte du grand maitre est une péripétie sinistre.
Quelques négociations qui se produiront n'effaceront jamais ce geste d'autorité, à mon avis délibéré, de celui qui est censé nous représenter .
A mes yeux ,il s'est disqualifié, définitivement.
Je pense que le convent ne se passera pas en douceur
Frat ,
Pierre Brasseur

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