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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Les pseudonymes ne sont plus acceptés pour les commentaires. (4.11.2018)

25 Aug

3/5 - Les relations maçonniques internationales : un peu d'histoire.

Publié par Sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Europe et International, #Formation et Histoire maçonnique

3/5 - Les relations maçonniques internationales : un peu d'histoire.

Pendant les guerres des Balkans (1912-1913), le Conseil de l’Ordre du GODF reste neutre mais soutient divers organismes pacifistes. Il adhère en décembre 1912 au Bureau international de la Paix

 

Dans sa séance du 17 mai 1916, il invite les loges à étudier les conditions de l’Europe nouvelle au lendemain de la guerre. 

 

En 1917 le GODF et la GLDF organisent une réunion des Maçonneries des nations alliés pour élaborer un programme d’action commune pour permettre à la Franc-maçonnerie de faire entendre « sa grande voie humanitaire». 

  • L’appel adopté souligne que la Maçonnerie est la seule Institution à avoir maintenu un caractère universel, que la guerre actuelle est une guerre pour la paix et la sécurité des petites nationalités et contre le militarisme et que la victoire des alliés sera celle du pacifisme…
  • Au cours de la Tenue de clôture devant 1500 maçons, Charles Richet, futur prix Nobel de médecine, prononce un discours en faveur de la Société des Nations.

 

Le second congrès se tient du 28 au 30 juin 1917. 

Il intègre le Grand Orient d’Italie et la Grande Loge symbolique d’Italie et des pays neutres comme le Grand Orient espagnol et la Grande Loge régulière Catalano Balear, la Grande Loge suisse Alpina et le Suprême Conseil de Suisse ainsi que le Grand Orient et le Suprême Conseil d’Argentine. D’autres obédiences sont excusées comme les Grandes Loges de l’Ohio ou de l’Arkansas.  

 

André Lebey (Grand-Maître Adjoint du GODF) place le congrès dans la continuité des conférences de la paix de 1899 à La Haye et de 1907. 

Il souligne qu’il n’y aura aucune possibilité de paix tant 

  • que le militarisme germanique restera debout, 
  • qu’il faudra mettre le peuple allemand dans l’impossibilité d’être asservi par ses anciens maîtres 
  • et que le pays soit régénéréafin de pouvoir entrer à la SDN. 

 

Le Luxembourg restera neutre et la Belgique deviendra un terrain de rapports internationaux pacifiques. 

 

Les évènements de 1917 vont constituer un tournant.

 

La Révolution russe de février suscite l’enthousiasme à la différence de celle d’octobre qui met un terme à l’alliance russe. 

Le GODF rappelle son attachement à l’union sacrée, situant son action dans la continuité de 1789 de 1870, s’appuyant sur Blanqui, déclare que patrie, république, esprit révolutionnaire et socialisme sont indissolublement liés. Il est bien représenté au sein du gouvernement Clemenceau de décembre 1917.

 

L’entrée en guerre des États-Unisle 6 avril 1917 suscite l’enthousiasme des Maçons français car le président Wilson est démocrate et maçon.

Dès leur arrivée en France, des militaires américains sont invités par des loges. Des relations officielles vont se nouer entre quelques Grandes Loges américaines et l’une ou les deux obédiences françaises.  

 

Les travaux des loges de 1916 à 1918 reflètent l’évolution du conflit, 

  • soit par des Tenues informatives ;
  • soit sociales telle la question des loyers et de la vie chère ; 
  • Le 31 mai, un exposé sur « le droit de grâce et la justice militaire » pourrait être en rapport avec les mutineries et les fusillés pour l’Exemple. 
  • En décembre 1917, le député radical Hubbard traite de la fin de la guerre par la constitution mondiale alors que le socialiste Rozières, favorable aux Bolcheviks, se félicite d’un vent qui souffle en Russie. 

 

Après la guerre

Le contexte de l’après-guerre est complexe. 

 

Sur le plan politique,plusieurs décisions multilatérales essentielles :

 

1925 – Les Accords de Locarno 

Signés le 16 octobre 1925 entre les représentants des principaux États-parties : de l'Allemagne (Gustav Stresemann), de la Belgique (Émile Vandervelde), de la France (Aristide Briand), de la Grande-Bretagne (Austen Chamberlain), de l'Italie (Benito Mussolini), de la Pologne (Aleksander Skrzyński) et de la Tchécoslovaquie (Edvard Beneš).

Ils sont ratifiés le 1er décembre 1925. 

Ils visent à assurer la sécurité collective en Europe et les frontières de l'Allemagne.

Cinq traités sont alors signés : un Pacte rhénan qui garantit les frontières occidentales de l'Allemagne, et quatre autres traités d'arbitrage (Allemagne-France, Allemagne-Belgique, Allemagne-Pologne et Allemagne-Tchécoslovaquie).

 

... à suivre

 

 

Gérard Contremoulin

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