Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
sous la Voûte étoilée
Deux choses remplissent l'âme
d'une admiration toujours plus grande :
le ciel étoilé
au-dessus de ma tête
et la loi morale
dans mon cœur.
Emmanuel Kant
Critique de la Raison pratique
Bonjour à toutes et à tous
et bienvenue sur ce nouveau Blog : "sous la Voute étoilée".
Il essaiera de vous proposer des thèmes de réflexion, des analyses et des documents sur la Franc-Maçonnerie libérale et adogmatique en général et sur le Grand Orient de France en particulier.
Il approfondira progressivement cette notion qui nous vient du Convent (assemblée générale) du Grand Orient de France de 1877 où le Frère Frédéric Desmons défendit avec succès la suppression de "l'obligation de croire en Dieu et en l'immortalité de l'âme" pour être Franc-Maçon.
Ce qui deviendra un "schisme" dans le monde maçonnique, structure toujours le panorama maçonnique aujourd'hui. Ce Convent crée et institue le principe de liberté absolue de conscience.
Il suivra l'actualité avec le regard du franc-maçon pour qui le temps "profane" n'est pas le temps maçonnique.
Il lancera un regard fraternel sur l'évolution de la Franc-Maçonnerie française avec la mise en oeuvre de la décision du Convent de Vichy qui a décidé de laisser aux loges la liberté de déposer des dossiers de candidature à l'admission dans l'obédience "sans distinction de sexe".
Il accueillera vos commentaires avec l'envie de construire.
Enfin, tous les articles seront signés !
A tres bientôt
Gérard CONTREMOULIN
A l'approche du renouvellement de ses membres, approndissons notre connaissance de cette institution.
Conformément à son décret constitutif du 30 janvier 1984, modifié, la compétence de la Commission s’étend à la totalité du champ des Droits de l’homme : libertés individuelles, civiles et politiques ; droits économiques, sociaux et culturels ; domaines nouveaux ouverts par les progrès sociaux, scientifiques et techniques, ainsi qu’à l’action et au droit humanitaires.
Ses attributions initiales qui privilégiaient l’action de la France en faveur de la défense des Droits de l’homme dans le monde ont été étendues à l’ensemble des questions nationales relevant des Droits de l’homme.
La Commission qui conserve ses attributions antérieures dans le domaine international, contribue à la préparation des rapports que la France présente devant les organisations internationales. Elle éclaire de ses avis les positions françaises dans les négociations multilatérales portant sur les Droits de l’homme. Elle attire l’attention de la diplomatie française sur les graves violations des Droits de l’homme dans le monde. Elle coopère avec les autres institutions nationales de promotion et de protection des Droits de l’homme et participe aux réunions internationales.
Elle a une double fonction de vigilance et de proposition. Cette double fonction s’exerce aussi bien en amont de l’action gouvernementale lors de l’élaboration des projets de loi ou de règlements, des politiques et programmes, qu’en aval pour vérifier l’effectivité du respect des Droits de l’homme dans les pratiques administratives ou dans les actions de prévention.
Commission indépendante, elle donne des avis consultatifs au Gouvernement français. Agissant sur saisine du Premier ministre et des membres du Gouvernement ou par auto-saisine, elle rend publics ses avis et ses études.
Gérard Contremoulin
_______________________________________________________________
Le 22 novembre 2011, François HOLLANDE déclarait au Grand Orient de France son intention de constitutionnaliser les principes de la loi du 9 décembre 1905.
Nous nous en sommes félicités ici avec les amis de ce blog car cela correspond à une revendication majeure des laïques que de promouvoir la Liberté de Conscience.
Cet engagement politique fondamental présente néanmoins une ambiguité, vite repérée par les observateurs assidus des questions laïques. Certains conservateurs s'y sont engouffrés pour revendiquer une exception d'application en s'appuyant sur "l'identité alsacienne et mosellanne", en souhaitant le maintien du concordat napoléonien.
Cette question fait débat et les arguments des uns et des autres ont commencé à s'échanger dans la presse, sur la blogosphère et sur les réseaux sociaux.
Un lobby "pro concordataire" semble s'employer, dans son entourage même, à tenter de sauvegarder ce régime en Alsace-Moselle, territoires qui étaient allemands à la date de publication de la loi, non sans un certain succès...
Dans cet échange, les obédiences maçonniques sont silencieuses, douloureusement silencieuses.
Le propre de la Franc-Maçonnerie libérale, au sens adogmatique du terme, n'est-il pas de défendre et promouvoir les principes de la République ?
Au premier rang desquels se trouve celui de l'égalité des citoyens sur tout le territoire. Le maintien du régime concordataire ferait perdurer une grave entorse - le financement de 4 cultes - d'autant plus grave que sa suppression constitue une constante du corpus du Grand Orient de France.
Cette survivance anachronique, point rarement souligné, a pour résultat d'obliger tous les citoyens français, où qu'ils résident, à financer ces cultes dans ces territoires métropolitains !
La parole républicaine de la Franc-Maçonnerie doit pouvoir se faire entendre et se joindre à toutes celles qui considèrent que le moment est venu, plus d'un siècle après, pour tous les citoyens de la République d'être placés sous la protection de la même loi laïque !
Poursuivre ce silence ne risquerait-il pas de ranger nos obédiences du coté des pro-concordataires ?
Au moins, celles qui ne s'exprimeraient pas...
Gérard Contremoulin
____________________________________________________________
Le régime issu du concordat napoléonien dans les départements d'Alsace et de Moselle fait débat et ce dernier réveille les consciences républicaines. Et c'est trés bien. Il est utile que les différentes parties s'expriment sur les conséquences néfastes que présenterait le maintien de ce régime simultanément à la constitutionnalisation des principes de la loi de 1905...
C'est ainsi que Le Monde publie la prise de position d'un certain nombre d'universitaires alsaciens en réaction à celle du sénateur-maire de Strasbourg Roland RIES.
Il s'agit de William Gasparini, professeur des universités ; Josiane Nervi-Gasparini, maître de conférences en mathématiques, Université de Strasbourg ; Jean-Claude Val, professeur de sciences économiques et sociales en CPGE, Strasbourg ; Alfred Wahl, professeur émérite d'histoire, Université de Metz ; Jean-Pierre Djukic, chercheur en chimie, administrateur de l'Université de Strasbourg ; Yan Bugeaud, professeur des universités, mathématiques, Université de Strasbourg ; Roland Pfefferkorn, professeur des universités, sociologie, Université de Strasbourg ; Pierre Hartmann, professeur des universités, littérature, directeur de l'Ecole doctorale des humanités, Université de Strasbourg.
Début de l'article :
Dans un article publié dans Le Monde du 10 février 2012 ("Pourquoi nous sommes Alsaciens, laïcs et pour le Concordat"), Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, se revendique "concordataire" et affirme appartenir, tout comme les principaux leaders politiques alsaciens – du PS à l'UMP, en passant par le Modem et Europe Ecologie – "à la très grande majorité des Alsaciens et Mosellans, d'obédiences religieuses diverses, laïques ou même athées, qui soutiennent le régime concordataire".
Aucune enquête sérieuse ne confirme à ce jour de telles affirmations. Bien au contraire, comme partout ailleurs sur le territoire français, les pratiques religieuses se sont étiolées et la fréquentation des cours de religion dans les établissements scolaires (spécificité d'Alsace-Moselle) ont considérablement diminué.
Comme de nombreux Alsaciens, nous pensons qu'il faut en finir avec le Concordat d'Alsace-Moselle, régime napoléonien dépassé, à l'opposé d'une conception républicaine et laïque de la France. Contrairement à une vision compassionnelle et erronée de la "société alsacienne", le Concordat n'assure pas le "vivre-ensemble" mais crée les conditions d'une séparation communautaire organisée entre les religions elles-mêmes (en excluant tout autre culte que les quatre cultes reconnus) et par ailleurs entre les croyants et les agnostiques ou les athées.
Loi de concorde, la loi de 1905 garantit au contraire, en séparant les Eglises et l'Etat, la liberté de conscience et par conséquent celle de culte. Cette loi de liberté qui doit s'appliquer partout sur le territoire français rappelle que la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte en application des deux principes fondamentaux que sont l'égalité entre les citoyens et l'universalité de la dépense publique.
Lire la suite ici.
GC
________________________________________________________________
Vous pouvez désormais copier les articles (clic droit).
Si vous souhaitez en prendre copie pour publier, merci d'en citer la source : "souslavouteetoilee.org"
_______________________________________________________________
Les commentaires ne sont plus "modérés".
Néanmoins, ceux qui contiendront des injures ou des propos à caractère raciste ou xénophobe seront supprimés...