Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/

03 Oct

Catherine Jeannin-Naltet, Grande Maîtresse de la GLFF et le "clan" du GODF.

Publié par sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Obédiences

Dans son interview à François Koch, Catherine Jeannin-Naltet, nouvelle Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de france (GLFF) donne quelques lignes de l'orientation qu'elle entend suivre durant son mandat.

Selon le journaliste, "le changement, c'est maintenant".

 

   

 

Commentaires :

On fera aimablement remarquer que cette paraphase politique n'est pas de mise en Franc-Maçonnerie où le temps est celui de la transmission pour une évolution lente plutôt que l'immédiateté qui scande la vie politique comme celle des médias.

Les relations avec le GODF.

Aux termes de la convention du 9 juin 1982 qui lie ces deux obédiences, et notamment son article 12, le GODF s'engage à ne pas créer de Loge féminine et la GLFF de loge masculine. Outre que ce dernier cas de figure est peu probable vu les principes de fondation de la GLFF, cette convention ne vise que les "Loges", entité collective de base d'une obédience maçonnique. Elle ne concerne pas les volontés individuelles. Dès lors, les Soeurs qui souhaiteraient s'affilier à une Loge du GODF, tout en restant dans leurs Loges de la GLFF, devrait être possible. C'est ce que l'on appelle la "double affiliation". Denise Oberlin, prédécesseur(e) de Catherine Jeannin-Naltet, s'arcboutait contre cette possibilité, obligeant les Soeurs à démissionner (plus de 90 ont dû ou sont en train de faire ce "choix"). A noter pourtant que cette possibilité existe pour les Soeurs qui souhaitent s'affilier au Droit Humain (DH) !!! Pourquoi deux poids, deux mesures ?

Quelle sera l'attitude du nouveau conseil fédéral et de la nouvelle Grande Maîtresse ? Elle indique : "Et si des sœurs veulent aller chez eux (le GODF ndlr), pas de problème". Ouverture vers la double affiliation ?

Et lorsqu'elle déclare : "si le GODF veut nous attirer dans son clan, c'est non." on aimerait décryper cette élégance... D'autant que le Grand Maître José Gulino a fait preuve de beaucoup de mesure dans ces déclarations sur le sujet en déclarant que le GODF est "une fédération de Loges libres". 

Cette spécificité, reconnue désormais par la justice profane, à savoir le principe de la souveraineté des loges, est indéniablement regardé comme une extraordinaire possibilité de mener des parcours maçonniques et initiatiques sans dogmes ni "prescriptions" philosophiques... Une garantie de liberté de cheminement dans un ensemble multi rites et désormais pluri genres !

Le RPMF (Recomposition du Paysage Maçonnique Français).

"Nous voulons être bien avec tout le monde. Notre indépendance est sacrée". Dont acte ! Mais on aimerait connaître son analyse de la situation crée par l'acceptation de la GLDF d'entrer dans le processus proposé par la Déclaration de Bâle. Certes les relations de la GLFF avec la GLDF sont d'une grande complexité puisqu'au coeur de la fameuse "Régularité" où la femme n'est pas particulièrement poussée, selon cette maçonnerie, vers l'initiation maçonnique !

Certes, la patente du REAA a été remise à la GLFF par la GLDF, mais celle du Rite Français l'a été par le GODF. Pour la petite histoire ces remises ont eu lieu pour le GODF le 10 mars 1973 (pour la Loge "l'Unité") et par la GLDF le 19 mai 2006... 

L'exigence de rupture des relations avec les obédiences "irrégulières" (et comment la GLFF pourrait-elle être considérée comme "régulière" au sens des landmarks anglosaxons ?) ne va-t-elle pas faire peser une "sacrée" inquiétude ?

Cette année, les 4 des 5 grandes obédiences ont élu des nouveaux titulaires à cette charge : José Gulino pour le GODF, Marc Henry pour la GLDF, Catherine Jeannin-Naltet pour la GLFF et nous apprendrons très certainement celle de Jean-Pierre Servel pour la GLNF. Cette dernière, au delà de ses vicissitudes internes, reste le rassemblement de Francs-Maçons et donc, respectable à ce titre à mes yeux. Jacques Samouélian, pour le DH, poursuit son mandat. C'est dans ce contexte que le processus de la RPMF va se poursuivre. Ce n'est pas sans perspectives...

 

Quant à la personnalité de la nouvelle Grande Maîtresse, il n'est pas question pour un Franc-Maçon de se livrer à la moindre appréciation "people". En effet, nous sommes amoureux de la différence entre nous et soucieux de comprendre (prendre avec soi) la richesse des relations interpersonnelles. L'élection d'une nouvelle personnalité à la Grande Maîtrise d'une obédience n'est pas un fait anodin. Nous sommes toutes et tous curieux de mieux les connaître.

Gérard Contremoulin

______________________________________________

 

Commenter cet article

Christophe 09/11/2012 11:06


Je suis un frère du GOB, ce qui n'est pas très important. Je n'ai jamais considéré une obédience comme une fin en soi, mais comme un moyen fédératif, sans plus. Ce qui est important, c'est la
loge. La mienne a traversé 5 obédiences! Jamais aucune n'a pu prétendre imposer sa loi, au contraire, les équilibres ont toujours été trouvés et les  meilleurs de chez nous ont offert leurs
efforts aux obédiences auxquelles successivement la loge a adhéré.


En France, l'histoire est jalonné des problèmes entre un suprême conseil dominant une obédience bleue, sauf très largement le GOdF.


Je lis actuellement le livre passionnant de Françoise Jupeau Réquillard sur la Grande Loge Symbolique Ecossaise, de vie courte mais combien importante pour l'accès complet et inconditionnel des
femmes à la FM et ses positions sociales à l'avant-garde. Mais son histoire est essentiellement celle-là, la lutte contre le SC et son caractère réactionnaire.


Et le paradoxe est également là: cette lutte a permis l'ouverture aux femmes, et celles-ci se sont empressées de créer le plus rapidement possible un SC chapeautant  leurs obédiences
respectives.


La contre offensive fut la création de la GLmixte, qui connut des gros ratés, avant de trouver après guerre, plus de stabilité. (Et en Belgique, c'est Lithos.)


Pour ce qui est de la mixité du GOdF, à ma connaissance, c'est par "défaut" de statut que c'est arrivé. Et cela est très intéressant. Le GOdF avait déjà connu des soeurs au sein de quelques loges
avant la révolution française. Bref, cette obédience, sur ce plan-là, a laissé les évolutions sociétales entrer "naturellement" dans ses pratiques.


Donc ... vive la loge bleue libre et le maçon libre. Ce sont les loges bleues qui doivent faire l'obédience,  non les hauts-grades, ou "ceux qui veulent diriger". Et si c'est cela le clan du
GOdF, une fédération de loges bleues, alors j'y souscris. (Les hauts-grades ont plein d'intérêt, mais ils doivent rester à leur juste place, celle d'un approfondissement symbolique et/ou
spirituel et/ou... selon celle ou celui qui les pratique, pas moins et certainement pas plus.)


Je trouve donc, de ce point de vue, que la déclaration de l'existence (?) d'un "clan" GOdF assez futile ou procédant d'une intentionalité cachée (j'espère ne pas mécontenter en l'écrivant.)


 

Paula 09/11/2012 00:40


Les propos de la GM me semble précis. La GLFF est indépendante et cette indépendance est sacrée. Une Grande Maîtresse est élue, non pas pour plaire au GODF, mais pour représenter la GLFF dans ses
intérêts publics et profanes, comme dans ses intérêts maçonniques vis-à-vis des autres obédiences. Donc que ses propos déplaisent ne me choquent pas. Elle annonce la couleur.


Le GODF fait ses choix, qui ne regarde que le GODF. Personne ne le conteste. Ni le DH, ni la GLFF ne sont intervenus où ont émis un seul avis. 


La GLFF ne parie pas sur un échec ou une réussite de la mixité au GODF, pour définir ses choix et écrire son avenir. Dans un cas comme dans l'autre, cela ne changera rien pour l'obédience.


Le DH a un siècle de pratique de mixité. Cette obédience a construit assez de temples et essuyer assez de plâtres pour gagner un respect certain quant à son travail. La référence concernant une
pratique mixte de la maçonnerie est au DH.


La GLFF ne s'est pas construite en étant le copié-collé d'une démarche masculine, ni en se positionnant contre la mixité. Il y a un autre chemin : le féminin dans une franc-maçonnerie
libérale, adogmatique et initiatique. La GLFF n'a pas la prétention de le définir, elle ne fait que proposer un lieu aux femmes, qui le désirent, pour y travailler.


Entre l'opposition au masculin ou sa complémentarité, il y a très certainement un autre choix possible. L'humanité ne se compose pas de deux pôles. L'implication serait soit l'exclusion de l'un
des deux pôles par l'autre, soit l'assimilation de l'un pour l'autre.


L'exclusion est facile à comprendre (religions, FM régulière et ses variantes masculines). L'assimilation est ce que propose le GODF dans la mixité :« la femme est un homme comme
un autre ». La GLFF ne dit pas qu'un homme est une femme comme une autre. Elle serait ainsi le tenant féminin du GODF. Imaginez qu'une loge de la GLFF initie des hommes en leur disant qu'ils
seront des maçonnes libres ….


Une femme est un être humain comme un homme, mais elle n'est pas un homme. Revendication du droit à la différence. D'être l'humanité et non pas qu'un pôle ou qu'une moitié. De ne
pas accepter l'exclusion et de refuser l'assimilation, castratrice pour l'un des « deux pôles ».


En outre, le projet de mixité au GODF est défini par des hommes pour des hommes. Au final les femmes sont objets et prétextes. Figure de proue et porte-étendard : un remake de Maria
Deraismes, qui faisait conférences sur conférences au GODF sous la bonne garde de Georges Martin pour les convaincre d'initier des femmes.... C'est déjà avoir un siècle de retard. Les féministes
connaissent le truc : mettre une femme à une fonction et l’exhiber dans une cage dorée. « Regardez, nous avons une femme chauffeur de bus ! ». Les politiques le font encore.
Je l'ai vécu dans ma vie professionnelle. Ce n'est donc pas nouveau. Je rêve d'autre chose pour les femmes. La GLFF propose bien mieux.


Dans les années 70, la GLFF ne comptait pas plus de 2000 sœurs. Aujourd'hui, c'est une obédience de 15000 sœurs. Donc, non la GLFF n'est pas à un moment crucial de son développement. Une
obédience maçonnique n'est pas un parti politique qui mesure son développement aux cotisations perçues. Du moins, pas la GLFF. Par conséquent, la question de son développement en effectif en
France n'est pas la préoccupation de l'obédience.


Je connais des sœurs dont le matricule est inférieur à 1500. Je peux rencontrer l'histoire de mon obédience, assise sur le même banc que moi, à relire mon matricule les larmes aux yeux. Entre
cette réalité humaine, la nostalgie d'un passé, l'écriture d'un mythe et autres fantasmes, je choisis la réalité humaine de la GLFF.  

sous la Voûte étoilée 09/11/2012 08:38



Mais, Paula, qui songe à mettre en cause la GLFF ou son idépendance ou ses choix stratégiques ?


Si cela existe, ce n'est très certainement pas chez moi ! J'ai, lorsque je siègeais au Conseil de l'Ordre du GODF, été très heureux que nos trois obédiences (GLFF-DH-GODF, l'ordre est celui
du protocole basé sur l'histoire qui veut que le plus ancien soit en dernier), aient pu s'exprimer régulièrement ENSEMBLE.


Je ne souhaite pas m'inscrire dans la polémique à laquelle vous m'invitez... D'autant plus que vous choisissez de ne donner soit qu'un pseudo soit qu'un prénom, alors que je signe mes articles de
mon nom complet.


Néanmoins, je reste très interrogatif, quoique vous puissiez en dire, sur le sens du mot "clan" utilisé par la TRGM à propos du GODF, source de mon article !


Toujours fraternellement


Gérard Contremoulin



Christophe 06/11/2012 21:18


Merci.


Pour les commentaires, j'ai fait un petit essai, c'est sans problème. Il suffit de laisser un pseudo !

Paula 06/11/2012 18:59


Pour Christophe. Je voudrais dire que j'aime beaucoup son blog (découverte du jour) - très bien documenté. Je voulais faire un commentaire, mais malgré plusieurs envois - y passe pas. 

Paula 06/11/2012 17:54


Question; pourquoi la Glff devrait faire (encore?) ses preuves? L'idée est surprenante. Sa proposition existe. Son développement montre que sa démarche féminine "faite par les femmes pour les
femmes" est une réponse à des attentes multiples. Bon an, mal an, elle a réussit à se faire connaitre. Et nous ne faisons aucune course à l'échalotte (régularité anglaise, effectifs, ...) pour
prouver légitimité ou raison d'existence. 


Il y a au monde seulement 30 000 femmes initiées en FM féminine 'libérale" dont 15000 en France. L'effectif féminin des obédiences mixtes est similaire (peut-être 10 000 de plus, hors DH), dont
10 000 en France.


La FM anglaise "féminine" et "mixte" en ajoute 20 000 (grosso modo) avec peu ou pas de développement hors frontière et peu de chance d'en faire. 


Ce qui veut dire que dans la plus grande partie des pays au monde, il n'y a pas de FM féminine ou mixte.   Les françaises ont une chance que d'autres femmes n'ont pas et sont loin d'avoir.
Faut-il aller plus avant dans la démonstration du "challenge"? 


C'est peut-être cela "clan du Godf" - qui pense que ce ne sont pas à eux à faire leur preuve? 900 soeurs pour 40 000 frères, cela n'est pas "mixte" - c'est encore dans le domaine de la
tentative. Vous avez encore du boulot. Mais n'est-ce pas une énergie dépensée pour un pays déjà bien favorisé? 


 

sous la Voûte étoilée 06/11/2012 21:24



Paula,


pourquoi ce ton ?



Quand je parle de challenge, cela n'a rien à voir avec le fait d'voir ou non à "faire ses preuves" !!!  Je dis simplement que la GLFF (que je choisis d'écrire en majuscules, comme pour
toutes les obédiences) est à un moment essentiel de son développement. Point barre !


Quant au GODF, il ne revendique pas d'être mixte. On ne parle d'ailleurs pas de la mixité DU GODF mais de la mixite AU GODF. Il ne vous a pas échappé qu'il
existe une différence importante entre le modèle d'organisation des "Grandes Loges" et celui du "Grand Orient". Cette différence, c'est la souveraineté des Loges. Cette souveraineté correspond à
une règle de fonctionnement très différente du modèle des "Grandes Loges". Le Convent prend des décisions qui ouvrent des possibilités dans le respect de la Liberté Absolue de
Conscience.


C'est ainsi que depuis 1877, il n'est plus obligatoire de croire en dieu et en l'immortalité de l'âme. Ce qui correspond au fait qu'on peut aussi y croire. Et les Loges
peuvent si elles le souhaitent, évoquer le GADLU.


De même avec la question de l'initiation des femmes. Les loges qui le souhaitent peuvent initier.  En deux années, les 1000 Soeurs sur 51.000 membres du GODF représente une
progression de 500 pas an. Nous n'avons jamais dit, à la différence de beaucoup, que ce serait le "raz de marée". Ce qui n'est d'ailleurs pas l'objectif.


Quant aux motivations des Frères qui ont souhaité la mixité, dont je suis, la loge à laquelle j'appartiens et dont je suis l'un des fondateurs, la RL Frédéric Desmons-Laïcité s'est dréée en
2002 avec, notamment l'objectif "de ne pas rester à l'écart de la moitié de l'humanité, en ouvrant ses travaux, quels qu'ils soient aux Soeurs, préfigurant ainsi ce qui serait une loge mixte
du GODF".


Je reste très interrogatif sur l'appellation de "clan du GODF". Et je le resterai j'ausqu'au moment où j'obtiendrai une explication.



Paula 06/11/2012 17:09


Pour la partie historique, c'est d'accord. Le Godf a prété des locaux chauffés à l'Union Mac Féminine. Lors du développement de la Glff, ceci est devenue une "tradition", puisque la majeure
partie des loges sont logées dans des temples du Godf (pour la province). 


Pour "on ne peut pas dire cela!" qui concerne les propos du Godf - (enfin je pense) - ben si, c'est dit donc cela peut l'être. C'est assez logique du point de vue d'un frère du Godf. C'est
défendable, du moins. Cependant, ce n'est pas connaître les raisons pour lesquelles une FM féminine existe dans son fond. C'est considérer que le DH est insuffisant dans sa proposition - malgré
son siècle d'expérence de mixité - et que la FM féminine n'était que dans une démarche de réciprocité, "s'il existe une FM masculine, alors il existe une FM féminine (na!)". Et donc, le
corrolaire suivant, plus d'obédiences masculines=plus d'obédience féminine. Ben non. C'est pas cela, non plus. 


(je relis ton dernier commentaire pour être sûre de ma réponse). 

Christophe 06/11/2012 16:56


Balkanisation ? Il me semble que c'est surtout le fait des disputes et des positionnements personnels, et c'est ce qu'on observe actuellement dans l'éclatement actuel la GLNF. Mais cela permet à
cette dernière de se défaire des éléments les plus difficilement contrôlables et de se resserer sur elle-même. La suite n'est pas encore écrite!


Pour le champs ouvert par le GOdF, celui de la mixité, elle se place dans un domaine déjà relativement éclaté: ce fut ainsi quasi dès le début !  Est-ce que la GOdF pourra être une force
centripède et petit à petit, sur un période nécessairement longue, fédérer les diverses obédiences mixtes, plus ou moins petites ou grandes, selon un modèle à trouver ?  Je le lui souhaite
d'autant que son modèle est un modèle réellement fédéral, avec, me semble-t-il ???, une tendance confédérale ?


Reste qu'il y a peut-être (?) un vide (en creux) qui risque de grandir, celui d'un modèle adogmatique masculin en France?


Et ce ne sera pas la GLdF qui va le remplir avec ses tendances chroniques vers la régularité à l'anglaise!


Christophe

Christophe 06/11/2012 15:31


Bonjour,


Même si je crois que le nouveau positionnement sur la mixité du GOdF, de type fédératif, répondant au "un maçon libre dans une loge libre", càd, dans cette optique, des loges masculines,
féminines ou mixtes me semble la bonne voie pour cette toute vieille obédience. En effet, ellle est et reste, qu'on le veuille ou non, le phare (mais pas nécessairement le coeur qui est multiple)
de la maçonnerie adogmatique.


Ceci dit, la diversité est évidemment souhaitable, nécessaire, toujours à (re)créer, tant au niveau des maçons, des loges, mais aussi des obédiences. On devrait plutôt parler aujourd'hui, d' "un
maçon libre, dans une loge libre, dans une obédience libre".


Est-ce que justement, ce n'est pas cette diversité d'obédiences adogmatiques qui lui permet à la fois l'émulation, le respect mutuel (avec des accros ... !!!), ses équilibres complexes, et sa
belle progression (dans les esprits et dans les admissions!).


Je relis les errements de la GLdF (une fixation?) de décembre 1959: "... et je vous jure bien que nous la réaliseront cette unité française, dans le cadre de la régularité qui comporte
obligatoirement le respect de la liberté de conscience et qui ouvrira à tous l'accès de la vie universelle de l'ordre, sans laquelle les frères réunis dans une loge, qui disent à un profane, en
lui retirant son bandeau "les dix millions de francs-maçons répandus sur la surface de la terredu globe viendront tirer leurs glaives pour vous défendre si vous êtes en péril ", ne sont en vérité
que des imposteurs."


Les 10 millions ont bien fondu depuis!


Et qui sont aujourd'hui les imposteurs? Pour moi, celles et ceux qui pensent qu'il n'y a qu'un seul modèle maçonnique ...


Donc que la GLFF reste dans son modèle. Il est nécessaire, pas seulement pour elles-mêmes, mais pour toutes et tous. Car cela permet, entre autre, d'éviter de tels errements, et puis surtout de
nous enrichir :-)


Christophe

sous la Voûte étoilée 06/11/2012 16:12



Il y a aujourd'hui, me semble-t-il, un véritable challenge pour la GLFF, challenge qui peut lui assurer un réel développement : montrer comment, dans le nouveau panorama maçonnique, la maçonnerie
féminine est une voie, spécifique, originale, indispensable.


Je ne suis pas certain qu'une maçonnerie "balkanisée" en de multiples obédiences soit une bonne chose, un gage de vitalité. Par contre, que les diverses voies, les différents cheminements
maçonniques soient vivaces ET réunis au sein d'une "Franc-Maçonnerie Française" renouvelée, respectueuse des identités obédientielles, revivifiée sur la base du progrès de l'Humanité, alors
oui...



Paula 06/11/2012 14:50


Au fait, j'ignore ce qu'elle entendait par "clan".


De mon expérience perso, j'ai entendu des frères (et des frères qui me sont proches) qui très sérieusement  considéraient qu'(enfin!) la Glff allait devenir mixte (grâce à leur exemple!),
pensant que le débat allait (obligatoirement) être ouvert dans les loges de la Glff. Je peux faire la liste des différentes démarches spirituelles qui sont proposées, qui ne sont pas mixtes et
égalitaires. Mais ce sera trop long. 

sous la Voûte étoilée 06/11/2012 16:03



On ne peut pas dire cela !


Ou c'est alors peu connaître les principes fondateurs de la GLFF qui sont essentiellement basés sur le regroupement de femmes. Ce qui n'est absolument pas le cas du GODF... C'est d'ailleurs le
GODF qui apporta son soutien au développement de l'Union maçonnique féminine...


La Grande Loge de France avait décidé en 1935, de donner leur indépendance aux 9 Loges d'adoption d'alors, sans les avoir consultées, provoquant ainsi une période de grande incertitude pour la
maçonnerie féminine... La GLDF les invitera à se constituer en obédience.


Mais ne s'agissait-il pas, déjà, de faire les yeux doux à la régiularité voulue par la GLUA, ce qui lui dictait de se séparer des loges d'adoption ? Ne s'agissait-il pas,
déjà, d'échafauder un projet d'un rassemblement des Grandes Loges en France... 



Paula 06/11/2012 14:08


Pour répondre à la "Voute étoilée" - Lorsque la demande a été faite à la Glff de l'affiliation des soeurs Glff et Godf (demande légitime), il a été demandé à la Glff de répondre sous 15 jours.
C'était peut-être une maladresse ... Est-ce que l'on peut imaginer cette même "maladresse" vis-à-vis de la Gldf sur un sujet qui nécessite le vote des loges, quoiqu'il en soit? A savoir
que la double affiliation DH et Glff a nécessité cinq convents pour que la Glff l'accepte.


J'en ignore les raisons officielles (les freins de la part de la Glff). Mais j'ai une petite idée. Dans égalité homme/femme - il y a égalité - et dans la pratique, on ne peut pas dire non
aux hommes parce que ce sont des hommes et oui aux femmes parce que ce sont des femmes (et inversement - l'inverse existant toujours par ailleurs en FM ... ) - même si dans l'absolu, la double
affiliation est un option positive. 

sous la Voûte étoilée 06/11/2012 15:49



Il faut considérer, dans ce dossier, le fond des différentes réponses. Cette question des "15 jours", pour administrative qu'elle soit, ne doit pas cacher la réponse, obstinément négative (et en
de nombreuses occasions) de la TRGM Denise Oberlin !


Alors, on ne peut que s'interroger sur cette utilisation du mot "clan" de la nouvelle TRGM à propos du GODF et y voir comme une continuÎté...



Archives

À propos

Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/