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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Retrouvez les blogs maçonniques sur : http://www.blog-maconnique.com/

31 Oct

Fin de vie : vers une loi autorisant l'euthanasie...

Publié par sous la Voûte étoilée  - Catégories :  #Réflexions - Conférences - TBO

Conserver sa dignité jusqu'à la fin de sa vie peut conduire à accepter que la dégradation de cette dignité entraine la volonté de faire cesser la vie. Comment continuer à s'opposer à cela ?
 
Un récent sondage publié par le Nouvel Obs, indique que 9 français sur 10 seraient d'accord pour qu'une loi autorise l'euthanasie, attendant ainsi que François HOLLANDE tienne sa  promesse de campagne.
 
Le rapport que le Président de la République a demandé au professer René Sicart lui sera remis en décembre. 
 
Le Grand Orient de France travaille sur cet important dossier depuis près d'une dizaine d'années dans le cadre de sa Commission Nationale de Santé Publique et de Bioéthique. Elle tient, chaque année, une "Journée citoyenne" où elle fait le point sur ses travaux.
 
Chacune et chacun est nécessairement confronté, un jour ou l'autre, à cette interrogation : "et moi qu'est-ce que je veux faire ?". Il s'agit d'une alternative cruellement simple : accepter le risque de la dégradation car reste toujours un espoir, même infime, d'amélioration, ce qui est immensément respectable ; ou accepter qu'il soit mis fin, par soi-même ou par personne interposée (en cas de nécessité), à sa propre vie, ce qui l'est tout autant.
 
C'est, pour ma part, ce dernier choix que je ferai, le moment venu.
 
Gérard Contremoulin
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PIERRA Danièle 19/11/2012 22:49


Je sollicite votre aide pour un conseil ou une éventuelle marche à suivre. Dans le débat sur l'euthanasie, à nouveau engagé, le cas des états végétatifs chroniques irréversibles est très
rarement abordé. Il est normal et légitime de réanimer une personne inconsciente. Il est ensuite illégitime et inhumain à mon sens, d'abandonner cette même personne, si elle est très gravement
cérébro-lésée, à son triste sort, ne pouvant plus vivre et n'ayant pas le droit de mourir.


Je suis la mère d'Hervé Pierra dont le cas a été médiatisé. J'ai été profondemment bléssée par les écrits nous concernant de M. Tugdual Derville (Alliance Vita). Je vous soumets ci-dessous la
réponse que j'ai apportée à son livre "la bataille de l'euthanasie" et vous invite à consulter notre blog:


http://www.over-blog.com/profil/blogueur-3568581.html


Droit de réponse à M. Tugdual
Derville (alliance VITA), consécutif à la lecture de son livre : « La bataille de l’euthanasie »


 


Je suis Madame Pierra, la mère d’Hervé. Notre drame a, je cite : « défrayé la
chronique » et a fait l’objet de votre part, je cite : « d’une remarquable enquête d’investigation ». Vous
êtes, Monsieur Tugdual Derville, diplômé de sciences po et de l’Essec, aussi, est-ce avec modestie qu’une humble mère au foyer comme moi va tenter de procéder à l’analyse de votre « pseudo
analyse ».


Concernant le cas de mon
enfant


Notre fils Hervé est décédé le 12 novembre 2006 après 8 ans ½ de coma végétatif chronique irréversible à la suite d’une tentative de
suicide par pendaison. Il était complètement paralysé, figé dans une totale rigidité, inconscient, trachéotomisé et nourri par sonde gastrique. Il s’étouffait quotidiennement, dans ses propres
glaires, provoquant d’incessantes régurgitations. Les différentes IRM pratiquées dans deux structures différentes attestaient de lésions cérébrales gravissimes et irréversibles.


Vous livrez, sans état d’âme, votre appréciation toute personnelle de l’état de santé de mon enfant, ainsi, je cite :
« voilà Hervé dans un coma végétatif pratiquement irréversible ». Ces propos ne sont pas pratiquement mais carrément abjectes,
visant à laisser planer un doute sur le caractère irréversible de son coma. Notre famille l’aurait donc, je cite : « supprimé », selon votre terminologie. Nous avons adressé au corps médical notre requête d’application de la loi « Léonetti » et non pas
notre demande, je cite : « d’arrêt d’alimentation ». La loi serait-elle complice d’homicide dans ce tragique
dénouement ?


Nous aurions été, je cite : « séduit » par, je cite :
« l’interprétation de la loi à l’occasion de la mort de Vincent Humbert ». Comment peut-on « vomir » des mots d’une
telle obscénité en évoquant une éventuelle séduction ? Vous suspectez avec ironie un probable, je cite : « acharnement
thérapeutique ? » dont auraient fait preuve mon mari et ses collègues pompiers lors de la réanimation de notre enfant. Votre agilité déconcertante dans l’art d’instiller le
venin avec fluidité et constance m’incite à penser que cette pratique vous est familière. Mais vous avez raison ! Cela peut relever de l’acharnement thérapeutique légitime, comme l’ont été
les soins prodigués en réanimation. Lorsque l’on ignore l’état cérébral d’une personne, il est légitime de tout faire pour la ramener à la vie. Je suis très étonnée de la grave confusion que vous
faites entre, acharnement thérapeutique et obstination déraisonnable (maintien artificiel de la vie). Monsieur le député Jean Léonetti nous avait expliqué cette nuance lors de la mission
d’évaluation de la loi sur la fin de vie en mai 2008. Ces termes plus appropriés figurent dans la loi actuelle (mauvaise enquête, Monsieur Derville !). Tout cela pour aboutir, je cite :
« à la spectaculaire agonie » de mon enfant qui a duré 6 jours et 6 nuits. Quelle volonté délibérée de faire le mal pour le
mal ! Comment osez-vous nommer, Monsieur, « spectacle », l’agonie terrifiante d’un jeune homme, qui malgré la loi, n’a reçu aucune sédation et qui faisait des bonds dans son lit
comme électrocuté, brûlant et cyanosé ? Réjouissez-vous, Monsieur, le mal que vous me faites, va sûrement au-delà de vos espérances ! Confronté à notre vie tranquille, il vous fallait
bien trouver matière à exercer votre malveillance. Une fausse condescendance apparaît, à dessein, je cite : « l’histoire des époux Pierra,
au côté de leur fils, est si profondément marquée par la souffrance, qu’il serait indécent de leur jeter la pierre…., peut-on imaginer ce qu’a pu représenter l’engrenage de la maladie mentale, du
passage à l’acte et de l’immense dépendance de leur fils ». Cet artifice est destiné à discréditer notre démarche murement réfléchie et, sert votre idéologie, je cite :
«  il y a de quoi perdre tout repère tant il est vrai que la grande souffrance tend à anesthésier la conscience ». En faisant
référence aux visites quotidiennes que je rendais à mon enfant, vous déclarez, je cite : « un dévouement excessif ne peut tenir dans la
durée ». C’est indigne !


Un raccourci éclaire la compréhension de vos propos acerbes, je cite : « l’histoire de l’euthanasie commence par des actes revendiqués par ceux qui affirment vouloir mourir et se poursuit inexorablement par la suppression des personnes
qui n’ont rien demandé, ne serait-ce que parce que constatant qu’ils sont incapables de s’exprimer, on prétendra agir en leur nom et dans leur intérêt. C’est ce qui s’est passé pour Anne-Marie
comme pour Hervé Pierra ». Dans un fra

sous la Voûte étoilée 20/11/2012 09:03



Madame,


Merci de la confiance que vous témoignez ici "Sous la Voûte étoilée."


J'ai trop de respect pour votre douleur pour répondre sans une réelle réflexion. Le Grand Orient de France travaille depuis une douzaine d'années sur ces questions de bioéthique dans le cadre
d'une commission nationale. Je vais me permettre de la consulter de manière à vous apporter une réponse digne de votre confiance.


Avec mes très respectueuses pensées...


Gérard Contremoulin



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